La VGP d’un chariot élévateur est une obligation de l’employeur, le plus souvent tous les 6 mois. En effet, l’arrêté du 1er mars 2004 impose cette vérification générale périodique. Toutefois, la plupart des autres appareils de levage suivent un rythme de 12 mois. Ainsi, la fréquence dépend du type d’engin concerné.
Par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® · Lecture : 8 min
- La VGP est obligatoire pour tout appareil de levage : base légale R4323-23 du Code du travail.
- Périodicité de référence : 12 mois ; ramenée à 6 mois pour les chariots élévateurs et le levage de personnes.
- Rythme le plus strict : 3 mois pour les appareils mus à la main élevant un poste de travail.
- Cadre technique : arrêté du 1er mars 2004 ; résultats consignés dans le registre de sécurité.
- La vérification contrôle la machine ; l’autorisation de conduite et le CACES concernent, eux, le conducteur.
Qu’est-ce que la VGP d’un chariot élévateur ?
La vérification générale périodique, ou VGP, est un contrôle de sécurité réglementaire. Concrètement, une personne compétente examine l’état de l’appareil de levage. Ensuite, elle teste les organes essentiels : freins, limiteurs et dispositifs de sécurité. Ainsi, la VGP d’un chariot élévateur détecte toute détérioration dangereuse avant l’accident. Elle porte sur la machine, jamais sur le conducteur.
Cette vérification ne se confond pas avec la maintenance. En effet, l’entretien garde l’engin performant ; la VGP, elle, atteste sa sécurité. De plus, elle repose sur un examen visuel puis des essais de fonctionnement. Autrement dit, le vérificateur observe, puis met l’appareil à l’épreuve en conditions réelles.
La VGP d’un chariot élévateur est-elle obligatoire pour l’employeur ?
Oui, la VGP d’un chariot élévateur est une obligation légale de l’employeur. Précisément, l’article R4323-23 du Code du travail impose des vérifications générales périodiques. De plus, l’arrêté du 1er mars 2004 en fixe la nature, le contenu et la fréquence. Ainsi, cette obligation de l’employeur couvre tous les appareils de levage, sans exception. L’employeur en demeure le seul responsable.
Cette obligation vise à déceler à temps toute défaillance dangereuse. Par ailleurs, elle s’ajoute à la vérification de mise en service, réalisée avant la première utilisation. De même, une vérification de remise en service s’impose après une réparation ou un accident. Pour situer cette exigence parmi vos devoirs, consultez notre panorama des obligations de sécurité en entreprise.
Tous les 6 ou 12 mois : quelle fréquence de VGP ?
La périodicité de référence est de 12 mois pour les appareils de levage. Toutefois, l’arrêté du 1er mars 2004 la ramène à 6 mois dans plusieurs cas. Notamment, les chariots élévateurs et le levage de personnes exigent deux contrôles par an. Enfin, un rythme de 3 mois vise certains appareils mus à la main.
| Type d’appareil ou d’engin | Périodicité de la VGP |
|---|---|
| Chariot élévateur à conducteur porté | 6 mois |
| Appareils de levage de personnes (nacelles, PEMP) | 6 mois |
| Grue auxiliaire de chargement de véhicule | 6 mois |
| Appareils mus à la main élevant un poste de travail | 3 mois |
| Autres appareils de levage (ponts roulants, palans, portiques) | 12 mois |
| Accessoires de levage (élingues, crochets, palonniers) | 12 mois |
En résumé, retenez trois repères simples. D’abord, votre chariot élévateur passe en VGP tous les 6 mois. Ensuite, un pont roulant ou un palan classique suit le rythme annuel. Enfin, les élingues et autres accessoires se vérifient chaque année.
Quelle périodicité de VGP pour un chariot élévateur ?
La VGP d’un chariot élévateur intervient tous les 6 mois, quel que soit le tonnage. En effet, cet engin figure parmi les appareils listés à l’article 20 de l’arrêté. Ainsi, un chariot thermique ou électrique suit la même règle semestrielle. De plus, le gerbeur à conducteur porté relève du même délai. Deux VGP par an s’imposent donc.
Cette fréquence de 6 mois surprend souvent les petites entreprises. Pourtant, elle s’explique par l’intensité d’usage et le risque de renversement. Par ailleurs, un chariot très sollicité s’use vite : freins, chaînes, fourches et circuit hydraulique. C’est pourquoi le législateur a resserré le contrôle à deux fois par an.
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Qui peut réaliser la VGP d’un chariot élévateur ?
La VGP est confiée à une personne compétente, désignée par l’employeur. Cette personne peut être interne ou externe à l’entreprise. Toutefois, elle doit connaître les appareils de levage et la réglementation applicable. En pratique, beaucoup d’employeurs mandatent un organisme de contrôle spécialisé. Ainsi, l’indépendance et la traçabilité de la vérification restent garanties.
La compétence prime sur le statut de l’intervenant. En effet, aucun agrément d’État n’est exigé pour ce type de vérification. Néanmoins, le vérificateur engage sa responsabilité et celle de l’employeur. De ce fait, le recours à un professionnel qualifié reste la voie la plus sûre.
Où consigner les résultats de la VGP d’un chariot élévateur ?
Les résultats de chaque VGP se consignent dans le registre de sécurité. Ce registre rassemble les rapports de vérification, datés et signés. De plus, l’employeur le tient à disposition de l’inspection du travail. Ainsi, la traçabilité prouve le respect de l’obligation. Un rapport manquant fragilise aussitôt cette preuve.
Le rapport signale les éventuelles anomalies détectées. Par conséquent, l’employeur remet l’appareil en état avant toute remise en service. Par ailleurs, conservez ces documents plusieurs années : ils servent en cas de contrôle ou d’accident.
VGP et CACES : quelle différence ?
La VGP contrôle la machine ; le CACES atteste les compétences du conducteur. En effet, ce sont deux obligations distinctes, jamais interchangeables. D’un côté, la vérification garantit un chariot élévateur sûr. De l’autre, l’autorisation de conduite permet à un salarié formé de l’utiliser. Ainsi, la sécurité repose sur ces deux volets complémentaires.
Rappelons que le CACES n’est pas obligatoire en soi. En revanche, l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur l’est, selon les articles R4323-55 et R4323-56. De plus, cette autorisation s’appuie sur trois piliers : contrôle des connaissances, aptitude médicale et connaissance des lieux. Pour former vos caristes, découvrez notre formation CACES R489.
Comment organiser ses VGP en 5 étapes ?
Organiser ses VGP suppose un suivi rigoureux, engin par engin. D’abord, recensez chaque appareil de levage de votre parc. Ensuite, associez à chacun sa périodicité exacte, 6 ou 12 mois. Enfin, planifiez les échéances et archivez chaque rapport. Voici une méthode claire en cinq étapes.
- Inventoriez votre parc : chariots élévateurs, gerbeurs, nacelles, ponts roulants et accessoires.
- Déterminez la périodicité de chaque appareil selon l’arrêté du 1er mars 2004.
- Planifiez les vérifications à l’avance, avec un rappel avant chaque échéance.
- Mandatez une personne compétente, interne ou organisme de contrôle externe.
- Classez les rapports dans le registre de sécurité, puis corrigez les anomalies.
Cette organisation évite deux écueils fréquents. D’une part, l’oubli d’une échéance semestrielle sur un chariot élévateur. D’autre part, l’absence de rapport le jour d’un contrôle. En somme, un simple tableau de suivi sécurise toute la démarche.
Que risque l’employeur sans VGP à jour ?
Sans VGP à jour, l’employeur s’expose à une lourde responsabilité. En cas d’accident, sa faute peut être reconnue devant les tribunaux. De plus, l’inspection du travail relève l’infraction et sanctionne le manquement. Ainsi, un chariot élévateur non vérifié devient un risque juridique autant qu’humain. La prévention reste toujours moins coûteuse.
Au-delà de la sanction, l’enjeu demeure la sécurité des équipes. En effet, un frein défaillant ou un mât fissuré provoque des drames. Par conséquent, la VGP protège vos salariés autant que votre entreprise. C’est pourquoi les employeurs avisés ne laissent jamais filer une échéance.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Un chariot élévateur doit-il passer une VGP tous les 6 mois ?
Oui. L’arrêté du 1er mars 2004 fixe la VGP d’un chariot élévateur à conducteur porté tous les 6 mois. Cette règle vaut pour les modèles thermiques comme électriques. En revanche, la plupart des autres appareils de levage suivent un rythme annuel.
La VGP remplace-t-elle le CACES ?
Non, jamais. La VGP contrôle l’état de la machine, tandis que le CACES atteste les compétences du conducteur. Ces deux obligations restent indépendantes. Un chariot vérifié doit toujours être confié à un salarié titulaire d’une autorisation de conduite.
Qui délivre le rapport de VGP ?
Une personne compétente, interne ou externe, réalise la vérification et rédige le rapport. Ce document daté rejoint le registre de sécurité de l’entreprise. Ensuite, l’employeur le conserve et le présente en cas de contrôle de l’inspection du travail.
Quelle différence entre VGP et maintenance ?
La maintenance garde l’engin performant ; la VGP atteste sa sécurité au regard de la loi. L’une relève de l’entretien courant, l’autre d’une obligation réglementaire. Ainsi, un chariot bien entretenu doit malgré tout passer sa VGP semestrielle.
Les accessoires de levage sont-ils concernés ?
Oui. Les élingues, crochets et palonniers font l’objet d’une VGP tous les 12 mois. Cette vérification annuelle s’ajoute à celle de l’appareil de levage lui-même. Un accessoire usé ou déformé doit être retiré du service immédiatement.
Que risque-t-on sans VGP à jour ?
L’employeur engage sa responsabilité pénale et civile. En cas d’accident, l’absence de VGP aggrave sa situation devant les tribunaux. De plus, l’inspection du travail peut sanctionner ce manquement. La vérification reste donc une protection, pas une simple formalité.
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Demander un devis gratuitSources et références : Code du travail, article R4323-23 (vérifications générales périodiques) ; Arrêté du 1er mars 2004 relatif aux vérifications des appareils et accessoires de levage (Légifrance) ; Arrêté du 1er mars 2004, article 23 (périodicités des VGP). Réglementation à jour en juillet 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


