Défibrillateur (DAE) en entreprise : obligatoire ou fortement recommandé ?
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Un défibrillateur en entreprise n'est pas obligatoire dans la plupart des cas. En effet, le Code du travail impose seulement un matériel de premiers secours adapté, jamais un DAE nommément. Toutefois, l'obligation existe bel et bien pour de nombreux établissements recevant du public, et l'INRS recommande l'équipement dès que le risque le justifie.
- Aucune loi n'impose de défibrillateur en entreprise pour des locaux réservés aux salariés : l'article R4224-14 exige seulement un matériel de premiers secours adapté.
- Depuis le décret n°2018-1186, les ERP de catégories 1 à 4 doivent s'équiper d'un DAE, ainsi que certains ERP de catégorie 5.
- Le décret n°2025-1167 du 5 décembre 2025 élargit la liste des établissements concernés (salles de danse, salles de jeux…).
- L'INRS conseille un DAE selon 4 critères : risque électrique, forte concentration de salariés, éloignement des secours, accès difficile.
- Le défibrillateur reste efficace couplé à des salariés formés : un certificat SST reste valable 24 mois.
Le défibrillateur est-il obligatoire dans une entreprise ?
Non, un défibrillateur en entreprise n'est pas obligatoire dans le cas général. En effet, aucun texte du Code du travail ne l'impose nommément aux locaux qui n'accueillent que des salariés. Ainsi, l'obligation vise surtout les établissements recevant du public. Toutefois, l'employeur garde un devoir général de sécurité envers ses équipes.
Cette distinction surprend souvent les dirigeants. D'abord, le défibrillateur automatisé externe (DAE) sauve des vies lors d'un arrêt cardiaque soudain. Ensuite, chaque minute sans défibrillation réduit fortement les chances de survie. Néanmoins, le législateur n'a pas transformé cette utilité en obligation générale au travail.
En revanche, l'absence d'obligation n'efface pas toute responsabilité. Par ailleurs, un employeur averti anticipe le risque plutôt que de le subir. De ce fait, beaucoup de sociétés s'équipent, guidées par le médecin du travail et par notre panorama des formations obligatoires en entreprise.
Quelles entreprises et quels établissements doivent s'équiper d'un défibrillateur ?
Un établissement recevant du public (ERP) doit obligatoirement s'équiper d'un défibrillateur automatisé externe. En effet, le décret n°2018-1186 du 19 décembre 2018 a rendu le DAE obligatoire par étapes. Ainsi, les ERP des catégories 1 à 3 sont concernés depuis 2020, la catégorie 4 depuis 2021. Enfin, certains ERP de catégorie 5 suivent depuis 2022.
| Catégorie d'ERP | Échéance | Exemples |
|---|---|---|
| Catégories 1 à 3 | 1er janv. 2020 | Centres commerciaux, grands magasins |
| Catégorie 4 | 1er janv. 2021 | Établissements de taille moyenne |
| Catégorie 5 (certains) | 1er janv. 2022 | Gares, Ehpad, établissements de soins |
Ces seuils reposent sur la capacité d'accueil du public. Plus précisément, la catégorie d'un ERP dépend du nombre de personnes reçues simultanément. Ainsi, un commerce, un cabinet médical ou une salle de sport peut relever de cette obligation. En revanche, un bureau fermé au public y échappe le plus souvent.
Que change le décret du 5 décembre 2025 ?
Le décret n°2025-1167 du 5 décembre 2025 élargit la liste des établissements tenus de s'équiper d'un DAE. En effet, le décret 2025-1167 impose le défibrillateur à de nouveaux types d'ERP, comme les salles de danse et les salles de jeux ouvertes au public. Ainsi, il précise aussi les conditions applicables à certains petits établissements de catégorie 5.
Ce texte s'inscrit dans une politique de santé publique constante. D'abord, l'arrêt cardiaque soudain peut frapper n'importe qui, y compris au travail. Ensuite, la défibrillation précoce augmente nettement les chances de survie. C'est pourquoi le législateur étend progressivement le périmètre de l'obligation.
Attention toutefois à une confusion fréquente. Par ailleurs, ce décret concerne les ERP, non les bureaux réservés aux salariés. De ce fait, une entreprise sans accueil du public reste hors de cette obligation élargie. Néanmoins, elle y entre dès que ses locaux reçoivent aussi des visiteurs ou des clients.
Que dit le Code du travail pour l'employeur ?
Le Code du travail impose un matériel de premiers secours adapté, sans citer le défibrillateur. En effet, l'article R4224-14 exige un équipement adapté à la nature des risques et facilement accessible. Ainsi, l'employeur reste seul juge du contenu de ce matériel. Toutefois, il agit sous sa responsabilité, en lien avec le médecin du travail.
Cette obligation générale mérite une précision. D'abord, l'article R4224-15 impose un salarié formé au secourisme là où s'effectuent des travaux dangereux. Ensuite, le DAE vient compléter ce socle, sans pour autant y figurer comme une obligation.
Autrement dit, l'employeur choisit d'aller plus loin que le strict minimum légal.
En pratique, cette liberté implique une vraie responsabilité. Par ailleurs, en cas d'arrêt cardiaque, un juge peut reprocher un dispositif absent ou inaccessible. C'est pourquoi de nombreux employeurs installent un défibrillateur, même sans texte contraignant.
Quand installer un défibrillateur en entreprise ?
Vous devriez installer un défibrillateur en entreprise dès que le risque le justifie. En effet, l'INRS retient plusieurs critères d'appréciation pour installer un défibrillateur. Ainsi, un risque électrique élevé, une forte concentration de salariés, l'éloignement des secours ou un accès difficile plaident pour l'équipement. Toutefois, la décision revient à l'employeur, éclairé par le médecin du travail.
Ces critères se combinent souvent sur le terrain. Par exemple, un site industriel isolé cumule risque électrique et éloignement des secours. De même, un grand entrepôt logistique réunit des centaines de salariés au même endroit. Dans ce cas, le défibrillateur devient un choix de bon sens. En revanche, un petit bureau urbain, proche d'un DAE public, présente un besoin moindre.
Le médecin du travail joue ici un rôle central. Par ailleurs, il connaît vos risques, vos effectifs et la configuration de vos locaux. De ce fait, son avis oriente utilement la décision d'équipement. Néanmoins, rien ne vous empêche d'anticiper au-delà de sa préconisation.
Quelles obligations une fois le DAE installé ?
Une fois installé, le défibrillateur impose quelques obligations concrètes à l'exploitant. En effet, vous devez le signaler par le pictogramme réglementaire, blanc sur fond vert. Ensuite, la maintenance doit suivre les préconisations du fabricant, notamment pour les électrodes et la batterie. Enfin, vous devez déclarer chaque appareil dans la base de données nationale.
Ces règles garantissent un appareil réellement opérationnel. D'abord, un DAE mal entretenu peut faire défaut au pire moment. Ensuite, une signalisation claire permet de le trouver en quelques secondes. Par ailleurs, la déclaration en base nationale aide les secours à localiser l'appareil le plus proche. Ainsi, l'équipement profite à tous, salariés comme visiteurs.
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Demander un devis gratuitComment équiper votre entreprise d'un défibrillateur étape par étape ?
Équiper votre entreprise d'un défibrillateur suit une démarche simple et méthodique. D'abord, vous évaluez le besoin avec le médecin du travail. Ensuite, vous choisissez un appareil adapté, puis un emplacement visible. Enfin, vous formez vos équipes et organisez la maintenance. Voici les cinq étapes clés à suivre.
- Évaluez le risque avec le médecin du travail et votre document unique.
- Choisissez un DAE conforme, entièrement automatique ou semi-automatique.
- Installez-le dans un lieu central, visible et accessible à tous.
- Signalez-le et déclarez-le par le pictogramme officiel et en base nationale.
- Formez vos salariés aux gestes qui sauvent et à l'usage du DAE.
Cette méthode évite les erreurs les plus fréquentes. Par exemple, un appareil rangé dans un placard fermé perd tout son intérêt. De même, un DAE non entretenu risque de ne pas fonctionner en urgence. C'est pourquoi la formation et la maintenance comptent autant que l'achat.
Faut-il former les salariés au défibrillateur en entreprise ?
La formation à l'utilisation du DAE reste vivement conseillée, même sans obligation stricte. En effet, l'appareil guide l'utilisateur par la voix, mais le sang-froid s'apprend. Ainsi, une formation SST prépare vos salariés aux gestes qui sauvent. Toutefois, tout témoin peut légalement utiliser un défibrillateur, formé ou non.
La formation de Sauveteur Secouriste du Travail couvre précisément ce besoin. Par ailleurs, elle intègre la reconnaissance de l'arrêt cardiaque et l'usage du DAE. De plus, le certificat SST reste valable 24 mois, puis se renouvelle par un recyclage (MAC). Pour bâtir cette compétence, appuyez-vous sur notre formation de secouriste au travail.
En somme, le défibrillateur et le secouriste forment un duo indissociable. D'un côté, la machine délivre le choc électrique. De l'autre, l'humain déclenche l'alerte et pratique le massage cardiaque. Ensemble, ils font gagner de précieuses minutes.
Questions fréquentes
Le défibrillateur est-il obligatoire dans un bureau ?
Non, un bureau réservé aux salariés n'a aucune obligation d'installer un défibrillateur. En effet, le Code du travail impose seulement un matériel de premiers secours adapté. Toutefois, si les locaux reçoivent du public, la réglementation des ERP peut s'appliquer. Dans le doute, interrogez le médecin du travail.
Défibrillateur automatique ou semi-automatique : lequel choisir ?
Les deux types conviennent en entreprise et délivrent un choc sûr. Le modèle entièrement automatique déclenche seul la décharge, après analyse du rythme. Le semi-automatique demande, lui, d'appuyer sur un bouton. Ainsi, le choix dépend surtout du profil des utilisateurs et de vos préférences d'usage.
Qui peut utiliser un défibrillateur en entreprise ?
Toute personne, formée ou non, peut utiliser un défibrillateur en entreprise. En effet, un décret de 2007 autorise chaque témoin à s'en servir. L'appareil analyse le rythme cardiaque, puis guide l'utilisateur par la voix. Néanmoins, une formation SST au défibrillateur renforce nettement la rapidité et l'efficacité du geste.
Faut-il déclarer son défibrillateur quelque part ?
Oui, chaque exploitant doit déclarer son DAE dans la base de données nationale. En effet, cette obligation aide les services de secours à localiser l'appareil le plus proche. Ainsi, un témoin peut être guidé vers un défibrillateur accessible. De plus, la maintenance suit les préconisations du fabricant.
Le décret de décembre 2025 concerne-t-il mon entreprise ?
Le décret n°2025-1167 vise les établissements recevant du public, non les simples bureaux. En effet, il élargit la liste des ERP tenus de s'équiper d'un DAE. Toutefois, si votre entreprise accueille des clients ou des visiteurs, elle peut relever de cette obligation. Vérifiez la catégorie de votre établissement.
Le défibrillateur remplace-t-il un secouriste formé ?
Non, le défibrillateur ne remplace jamais un salarié formé aux premiers secours. En effet, la machine délivre le choc, mais l'humain alerte et masse. Ainsi, un certificat SST valable 24 mois reste indispensable. Ensemble, le DAE et le secouriste sauvent réellement des vies.
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Demander un devis gratuitSources et références : Décret n°2018-1186 du 19 décembre 2018 relatif aux défibrillateurs automatisés externes (Légifrance) ; Décret n°2025-1167 du 5 décembre 2025 (Légifrance) ; Code du travail, article R4224-14 (Légifrance) ; INRS – Mise à disposition d'un défibrillateur en entreprise. Réglementation à jour en juillet 2026. Article rédigé par l'équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


