Peut-on élever une personne sur les fourches d’un chariot élévateur ?
Sommaire de l’article11 sections
L’élévation d’une personne sur un chariot élévateur reste interdite par principe. En effet, l’article R4323-31 du Code du travail réserve le levage de personnes aux équipements prévus à cette fin. Toutefois, l’article R4323-32 ouvre deux dérogations étroites, encadrées par un arrêté ministériel et par la justification de l’employeur.
- Selon l’article R4323-31, le levage de personnes exige un équipement prévu à cette fin.
- Toutefois, l’article R4323-32 ne prévoit que deux dérogations : l’impossibilité technique et l’évacuation d’urgence.
- De plus, l’arrêté du 2 décembre 1998 plafonne le poids total à 40 % de la charge nominale.
- En revanche, la PEMP relève de la recommandation R486 : catégorie A verticale, catégorie B multidirectionnelle.
- Ainsi, le CACES R489 couvre la manutention de charges, dès 250 €, et reste valable 5 ans.
L’élévation d’une personne sur un chariot élévateur est-elle autorisée ?
L’élévation d’une personne sur un chariot élévateur est interdite par défaut. En effet, l’article R4323-31 du Code du travail n’admet le levage de personnes qu’avec un équipement de travail et des accessoires prévus à cette fin. Ainsi, les fourches d’un chariot de manutention portent des charges, jamais des salariés.
Cette règle vaut pour tous les chariots automoteurs à conducteur porté. Selon l’INRS, monter sur des fourches nues ou sur une palette reste proscrit. Néanmoins, une plateforme conçue et fixée pour cet usage change la donne, sous conditions strictes.
Quelles sont les deux seules dérogations prévues par le Code du travail ?
L’article R4323-32 du Code du travail liste deux dérogations, et deux seulement. D’abord, un équipement non prévu pour le levage de personnes peut servir à accéder à un poste de travail. De plus, le même cas couvre l’exécution d’un travail depuis l’habitacle. Toutefois, cette solution suppose qu’une machine spécialement conçue reste techniquement impossible à utiliser. Ensuite, l’urgence autorise l’évacuation de personnes par tout moyen disponible.
| Situation | Ce que le Code du travail permet | Condition à démontrer |
|---|---|---|
| 1° Accéder à un poste de travail ou exécuter un travail | Équipement non conçu pour le levage de personnes | Impossibilité technique ou risque accru lié à l’environnement |
| 2° Évacuer en cas d’urgence | Levage immédiat des personnes | Nécessité d’évacuer sans délai |
| Prise d’une palette en hauteur | Aucune dérogation applicable | Une PEMP reste utilisable |
La charge de la preuve pèse sur l’employeur, jamais sur le cariste. En effet, il doit pouvoir justifier qu’une nacelle ne passe pas, ne rentre pas, ou aggrave le risque. Toutefois, aucun texte n’impose de forme à cette justification. En revanche, l’arrêté exige une consigne écrite, et le document unique en constitue le support naturel.
Autrement dit, un simple gain de temps ne justifie aucune dérogation.
Quelles conditions techniques encadrent l’élévation d’une personne sur un chariot ?
L’arrêté du 2 décembre 1998 fixe les conditions de l’élévation d’une personne sur un chariot. Ainsi, le poids total de l’habitacle, des occupants et des charges reste sous 40 % de la charge nominale d’un équipement mobile. De plus, la vitesse linéaire de l’habitacle ne dépasse pas 0,50 mètre par seconde. Ainsi, ce plafond vaut à la montée comme à la descente.
D’autres exigences complètent ce cadre technique. Notamment, l’habitacle porte des garde-corps d’au moins 1,10 mètre et un plancher antidérapant. Enfin, le déplacement de l’ensemble demeure interdit tant qu’une personne occupe la plateforme.
Une nacelle boulonnée sur les fourches suffit-elle à être en règle ?
Une nacelle sur fourches ne suffit jamais à elle seule. Certes, la plateforme doit porter un marquage CE, une notice et un verrouillage sur le tablier. Cependant, le matériel ne remplace pas la justification juridique de la dérogation. De ce fait, l’employeur reste en infraction dès qu’une PEMP demeure utilisable.
D’une part, beaucoup d’entreprises achètent la nacelle avant d’écrire la moindre analyse de risque. D’autre part, certaines conservent une plateforme artisanale, soudée sur place, sans notice ni marquage.
Pourquoi la PEMP du R486 reste-t-elle la bonne réponse en entrepôt ?
La PEMP désigne la plateforme élévatrice mobile de personnel, l’équipement de référence conçu pour le levage de personnes en entrepôt. Selon l’INRS, la recommandation R486 la couvre en deux catégories principales. Ainsi, la catégorie A vise l’élévation verticale, typique des nacelles à ciseaux. En revanche, la catégorie B couvre l’élévation multidirectionnelle, avec bras articulé ou télescopique.
Une PEMP règle le problème sans dérogation ni dossier de justification. De plus, elle se loue à la journée. Pour trancher entre les deux familles, comparez les catégories A et B des nacelles PEMP.
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Le CACES R489 autorise-t-il l’élévation d’une personne sur un chariot ?
Le CACES R489 n’autorise pas l’élévation d’une personne sur un chariot élévateur. En effet, ce référentiel de la CNAM porte sur la manutention de charges, catégories 1 à 7. Ainsi, il valide la conduite en sécurité du chariot, non le levage de salariés. De ce fait, un cariste certifié reste soumis aux articles R4323-31 et R4323-32.
Selon les articles R4323-55 et R4323-56, c’est l’autorisation de conduite qui rend la conduite licite. Par conséquent, l’employeur la délivre après un contrôle des connaissances, une attestation médicale et la connaissance des lieux. Depuis le 1er octobre 2025, l’arrêté du 26 septembre 2025 encadre cette formation à la conduite.
Quel équipement choisir pour atteindre une palette en hauteur ?
Quatre solutions couvrent la quasi-totalité des besoins en entrepôt. D’abord, la PEMP de catégorie A monte verticalement le long des racks. Ensuite, le chariot à poste de conduite élevable fait monter l’opérateur avec son poste. Puis l’échafaudage roulant traite les interventions statiques et prolongées. Enfin, la plateforme sur fourches n’arrive qu’en dernier recours.
| Équipement | Référentiel | Usage type | Dérogation nécessaire |
|---|---|---|---|
| PEMP à élévation verticale | R486 catégorie A | Prise de palette le long des racks | Non |
| PEMP à élévation multidirectionnelle | R486 catégorie B | Accès en surplomb, obstacles à contourner | Non |
| Chariot à poste de conduite élevable | R489 catégorie 6 | Préparation de commandes en grande hauteur | Non |
| Échafaudage roulant | Aucun CACES | Intervention fixe et prolongée | Non |
| Plateforme fixée sur fourches | R489 pour la conduite | Accès ponctuel, aucune PEMP possible | Oui, article R4323-32 |
Le chariot à poste de conduite élevable élève l’opérateur avec son poste, par conception même. Pour approfondir ce cas, lisez notre analyse du chariot à poste de conduite élevable et du travail en hauteur. Toutefois, il ne permet pas davantage d’élever un collègue sur ses fourches.
Comment encadrer une élévation de personne sur chariot en 5 étapes ?
Encadrer une élévation de personne sur un chariot appelle une démarche écrite et traçable. D’abord, l’employeur démontre l’impossibilité technique de la solution normale. Ensuite, il contrôle la plateforme, puis calcule la charge admissible. Enfin, il rédige une consigne d’utilisation, forme les opérateurs et délivre l’autorisation de conduite.
- Justifiez la dérogation : écrivez pourquoi aucune PEMP ne convient, puis joignez la preuve au document unique.
- Contrôlez la plateforme : marquage CE, garde-corps de 1,10 mètre et verrouillage sur le tablier, selon la notice du fabricant.
- Calculez la charge : habitacle, occupants et matériel, soit donc moins de 40 % de la charge nominale.
- Rédigez la consigne : nombre d’occupants, moyens de communication, et notamment l’interdiction de déplacer l’ensemble.
- Formez puis autorisez : CACES R489, attestation médicale, ensuite autorisation de conduite nominative et écrite.
Cette démarche exceptionnelle protège l’entreprise le jour où un contrôle survient. De plus, elle oblige à comparer le coût d’une location de PEMP, ce qui suffit souvent à abandonner l’idée.
Que risque l’employeur en cas d’élévation d’une personne sur un chariot non conforme ?
L’employeur s’expose à un manquement à son obligation générale de sécurité. Ainsi, l’inspection du travail peut mettre en demeure, voire arrêter l’activité en cas de danger grave. De plus, une chute de hauteur ouvre presque toujours une enquête pénale. Enfin, la reconnaissance d’une faute inexcusable majore fortement l’indemnisation de la victime.
La jurisprudence sanctionne durement les élévations de personnes improvisées sur un chariot. En effet, le juge recherche la conscience du danger et l’absence de mesures utiles. Pour mesurer cet enjeu, consultez notre dossier sur la faute inexcusable après un accident d’engin.
Quelle formation prévoir et combien coûte-t-elle ?
Deux formations couvrent la question, selon l’équipement retenu. D’une part, le CACES R489 prépare les caristes à la conduite des chariots élévateurs, à partir de 250 €. D’autre part, le CACES R486 vise la conduite des PEMP, à partir de 450 €. Ainsi, les deux certificats restent valables cinq ans.
Le financement suit les circuits habituels de la formation professionnelle. D’abord, l’OPCO de branche prend souvent en charge les formations sécurité des salariés. Ensuite, le CPF finance les CACES, avec une participation forfaitaire de 150 € depuis avril 2026. Par ailleurs, les demandeurs d’emploi en restent exonérés, selon moncompteformation.gouv.fr.
Chez FORMAFORCE, nos sessions s’appuient sur notre statut de testeur habilité INRS pour les référentiels R482 à R490. Pour le détail du programme cariste, consultez notre formation à la conduite des chariots élévateurs.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Peut-on monter sur une palette posée sur les fourches ?
Non, cette pratique reste formellement proscrite. Selon l’INRS, une palette ne constitue ni un habitacle ni un accessoire de levage de personnes. En effet, rien ne retient l’opérateur en cas de basculement ou de freinage brusque. Ainsi, seule une plateforme conçue et fixée au tablier ouvre une discussion.
L’élévation d’une personne sur un chariot est-elle possible en urgence ?
Oui, l’article R4323-32 l’admet lorsque l’évacuation de personnes le nécessite. Toutefois, cette dérogation vise le sauvetage immédiat, jamais l’organisation du travail. De plus, elle suppose des consignes préparées à l’avance et des équipes formées. Ainsi, le plan de secours du site décrit précisément ce scénario.
Quel CACES faut-il pour élever du personnel en entrepôt ?
Aucun texte n’impose le CACES : la réglementation exige une formation adéquate et une autorisation de conduite. Toutefois, le CACES R486 reste le moyen reconnu de valider les connaissances, dans la catégorie correspondant à la machine. En effet, la catégorie A couvre l’élévation verticale et la catégorie B l’élévation multidirectionnelle. Par ailleurs, ce certificat reste valable cinq ans, comme le R489. Enfin, l’employeur délivre ensuite une autorisation de conduite écrite.
Le chariot peut-il rouler pendant qu’un salarié occupe la plateforme ?
Non, l’arrêté du 2 décembre 1998 interdit le déplacement de l’ensemble. Ainsi, le chariot demeure immobile, frein serré et calé si nécessaire. De plus, le conducteur reste au poste de commande pendant toute l’opération. En revanche, les mouvements de levée et de descente restent possibles, à vitesse réduite.
Qui autorise l’élévation d’une personne sur un chariot dans l’entreprise ?
L’employeur seul en décide, après son analyse des risques. En effet, aucune autorisation administrative préalable n’existe pour cette dérogation. Toutefois, l’inspection du travail contrôle la justification à tout moment. Par conséquent, le document unique et la consigne d’utilisation restent disponibles sur site.
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Demander un devis gratuitSources et références : Code du travail, article R4323-31 (Légifrance) ; Code du travail, article R4323-32 (dérogations) ; Arrêté du 2 décembre 1998 sur le levage de personnes ; Arrêté du 2 décembre 1998, article 14 (consigne écrite) ; Code du travail numérique – article R4323-32 ; INRS – Catégories de CACES ; INRS – CACES, ce qu’il faut retenir. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


