Saignement abondant au travail : quels gestes avant l’arrivée des secours ?
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Une hémorragie externe au travail impose un geste immédiat : la compression manuelle directe sur la plaie. Ensuite, le sauveteur secouriste du travail alerte le 15 ou le 112, puis surveille la victime. Toutefois, ce réflexe s’apprend : il occupe une place centrale dans les quatorze heures de la formation SST.
- Le saignement abondant reste la première anomalie recherchée à l’étape « examiner » du plan d’intervention SST.
- Le geste de référence demeure la compression manuelle directe, main protégée par un gant ou un linge propre.
- Face à un corps étranger planté dans la plaie, ne comprimez jamais dessus et ne le retirez pas.
- L’alerte passe par le 15, le 18 ou le 112 ; le 114 sert aux personnes sourdes ou malentendantes.
- La formation SST dure 14 heures et son certificat reste valable 24 mois.
Qu’est-ce qu’une hémorragie externe au travail ?
Une hémorragie externe au travail est un écoulement de sang visible, abondant et continu, issu d’une plaie. En effet, le sang imbibe un mouchoir en quelques secondes, puis continue de couler. Ainsi, la perte sanguine devient vite dangereuse. Selon l’INRS, un tel saignement peut engager le pronostic vital en quelques minutes seulement.
Les ateliers et les chantiers concentrent ces accidents. D’abord, les outils tranchants, les disqueuses et les scies circulaires provoquent des coupures profondes. Ensuite, le verre brisé et la tôle laissent des plaies nettes mais très hémorragiques. Par ailleurs, un choc contre une pièce métallique suffit parfois à ouvrir un avant-bras.
Comment reconnaître un saignement abondant sur le poste de travail ?
Un saignement abondant se reconnaît à un écoulement qui persiste et imbibe rapidement les vêtements. En revanche, une écorchure superficielle s’arrête seule en quelques instants. Ainsi, les référentiels de secourisme retiennent deux critères simples : l’abondance et la durée. De plus, la victime pâlit souvent, respire vite et se sent partir.
Le tableau ci-dessous distingue les quatre situations rencontrées en entreprise.
Autrement dit, le geste attendu change selon ce que vous observez réellement sur la plaie.
| Situation observée | Ce que vous voyez | Geste attendu du SST |
|---|---|---|
| Saignement peu abondant | Quelques gouttes, arrêt spontané | Nettoyage, protection par un pansement |
| Hémorragie externe | Le sang coule sans s’arrêter et imbibe les tissus | Compression manuelle directe, puis alerte |
| Plaie avec corps étranger | Éclat de verre ou de métal planté dans la lésion | Ne rien retirer ; compression impossible : garrot sur un membre, alerte au 15 |
| Membre encore hémorragique | Le saignement continue malgré la compression | Garrot en amont de la plaie, heure de pose notée |
Où l’hémorragie externe se place-t-elle dans le plan d’intervention ?
Le plan d’intervention du SST enchaîne quatre actions : protéger, examiner, alerter, secourir. Ainsi, l’hémorragie externe apparaît dès l’étape « examiner ». En effet, le sauveteur recherche d’abord un saignement abondant, ensuite un étouffement, puis une absence de réponse, enfin une respiration anormale. De ce fait, l’ordre suit strictement les priorités vitales.
Protéger passe toujours en premier. D’abord, le SST supprime le danger : machine arrêtée, énergie coupée, zone balisée. Ensuite seulement, il approche la victime. Autrement dit, un secouriste blessé à son tour ne secourt plus personne.
Cette logique structure toute la session de formation. Par ailleurs, elle se travaille sur des cas concrets d’atelier et de chantier. Pour comprendre l’organisation des séquences, consultez notre déroulé détaillé des quatorze heures de formation.
Comment arrêter une hémorragie externe en six étapes ?
La compression manuelle directe est le geste de référence face à une hémorragie externe. Concrètement, le sauveteur demande d’abord à la victime de comprimer elle-même l’endroit qui saigne ; à défaut, il appuie la paume de sa main sur la plaie, sans à-coups. De plus, il protège sa main avec un gant jetable, un sac plastique ou un linge propre. Ensuite, il maintient cet appui sans jamais le relâcher.
- Supprimez le danger : arrêtez la machine, coupez l’alimentation, écartez les personnes présentes.
- Protégez vos mains : enfilez des gants jetables, ou glissez un sac plastique propre.
- Comprimez la plaie : appuyez la paume à plat, fermement, sans interruption ni à-coups.
- Allongez la victime : dès la compression obtenue, gardez-la au sol, couverte, et parlez-lui calmement.
- Faites alerter les secours : demandez à un témoin d’appeler le 15 ou le 112.
- Surveillez sans relâche : contrôlez la conscience et la respiration jusqu’aux secours.
Un pansement compressif prend parfois le relais de la main. En effet, ce dispositif libère le sauveteur qui doit alerter lui-même ou secourir une seconde victime. Toutefois, il ne remplace la compression que si celle-ci a bien arrêté le saignement. Si le saignement reprend, reprenez la compression manuelle par-dessus le pansement ; s’il se poursuit, posez un garrot.
Que faire si un corps étranger reste planté dans la plaie ?
Un corps étranger planté dans une plaie ne se retire jamais. En effet, l’éclat de verre ou de métal limite lui-même l’écoulement du sang. Ainsi, son retrait aggraverait la lésion et déclencherait un saignement plus fort. Dès lors, la compression est impossible : sur un bras ou une jambe, le sauveteur pose un garrot à quelques centimètres au-dessus de la plaie, puis alerte immédiatement le 15. Sur une autre localisation, il installe la victime en position d’attente, alerte le 15 et surveille sans jamais mobiliser l’objet.
Cette vérification précède donc toute compression. D’abord, le SST regarde la plaie et cherche un fragment visible. Cependant, il ne perd pas de temps : chaque seconde compte pour la victime.
Comment alerter les secours face à une hémorragie externe au travail ?
Le SST alerte ou fait alerter les secours dès qu’il constate une hémorragie externe au travail. Ainsi, il compose le 15, le 18 ou le 112, sans lâcher la compression. De préférence, il confie l’appel à un témoin resté près de lui. Ensuite, ce témoin revient rendre compte de la consigne reçue.
Le message d’alerte suit toujours la même trame. D’abord, indiquez votre numéro d’appel et l’adresse précise du site. Ensuite, décrivez l’accident, le nombre de victimes et les gestes déjà réalisés. Enfin, ne raccrochez jamais avant que le médecin régulateur vous y invite.
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Quand faut-il poser un garrot ?
Le garrot s’utilise en dernier recours, uniquement sur un bras ou une jambe. En effet, il intervient lorsque la compression directe reste impossible ou inefficace. Ainsi, le sauveteur le pose à quelques centimètres au-dessus de la plaie, entre le cœur et la plaie et jamais sur une articulation, serre jusqu’à l’arrêt du saignement, puis note l’heure exacte. Toutefois, il ne le desserre jamais ensuite.
Selon l’INRS, le garrot est revenu dans les gestes du SST en 2017. Auparavant, la crainte des complications l’avait écarté des programmes de secourisme. Cependant, les retours de la médecine d’urgence ont corrigé cette lecture. De ce fait, le geste figure aujourd’hui au référentiel national.
Ainsi, le garrot arrête une hémorragie que la main ne maîtrise plus. En revanche, une ficelle ou un fil électrique blesseraient les tissus. Par conséquent, préférez une écharpe, une ceinture ou une bande large.
Comment surveiller la victime jusqu’à l’arrivée des secours ?
La surveillance consiste à observer en continu la conscience, la respiration et l’évolution du saignement. Ainsi, le sauveteur parle à la victime et note toute dégradation. En outre, il la couvre pour limiter le refroidissement. Ensuite, il transmet ses observations à l’équipe médicale dès son arrivée sur place.
Une hémorragie externe au travail provoque souvent un malaise. Par conséquent, allongez la victime plutôt que de l’asseoir. De plus, restez auprès d’elle et évitez tout déplacement inutile.
Un défibrillateur reste utile si l’état se dégrade brutalement. À ce sujet, lisez notre analyse sur l’équipement en défibrillateur automatisé externe.
Quelles suites administratives après un accident avec saignement ?
Après l’intervention, l’employeur traite l’accident sur le plan administratif. Selon la gravité et les suites médicales, deux voies existent. D’abord, un accident sans arrêt ni soins remboursés peut rejoindre le registre des accidents du travail bénins. Ensuite, dès qu’un médecin intervient, la déclaration d’accident du travail s’impose.
Ce registre suppose trois conditions cumulatives, rappelées par l’INRS. En effet, l’entreprise doit compter un secouriste présent en permanence, un poste de secours d’urgence et un CSE conforme. Ainsi, la présence de salariés certifiés conditionne directement cette simplification administrative.
Pour dimensionner correctement vos équipes, consultez notre repère sur le nombre de secouristes à prévoir selon vos effectifs.
Comment former vos équipes à l’hémorragie externe au travail ?
La formation de sauveteur secouriste du travail enseigne ces gestes en quatorze heures, réparties sur deux jours. Ensuite, le certificat obtenu reste valable vingt-quatre mois. Un maintien et actualisation des compétences de sept heures le renouvelle. Chez FORMAFORCE, ce parcours démarre à partir de 150 € par participant.
L’hémorragie figure parmi les situations d’urgence travaillées pendant la session. De plus, le programme couvre l’étouffement, l’inconscience, l’arrêt cardiaque, la brûlure et le malaise. Ainsi, chaque stagiaire répète les gestes sur des mises en situation réalistes.
FORMAFORCE® by EGS est un organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS. Par ailleurs, l’article R4224-15 du Code du travail impose un secouriste dans chaque atelier où s’effectuent des travaux dangereux. Découvrez le détail de notre parcours de sauveteur secouriste du travail, en initial comme en recyclage.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Quel numéro appeler en cas d’hémorragie externe au travail ?
Composez le 15 pour le SAMU, le 18 pour les sapeurs-pompiers ou le 112 depuis toute l’Europe. Ensuite, restez en ligne et appliquez les consignes du médecin régulateur. Toutefois, les personnes sourdes ou malentendantes utilisent le 114, joignable par message écrit et par visio.
Faut-il retirer un éclat de verre planté dans une plaie ?
Non, jamais. En effet, le fragment limite lui-même l’écoulement du sang et son retrait aggraverait la lésion. Ainsi, le secouriste ne comprime pas la plaie : sur un membre, il pose un garrot au-dessus de la plaie, puis alerte le 15 sans attendre. De plus, il évite tout déplacement du corps étranger pendant la surveillance.
Le garrot est-il encore interdit en secourisme ?
Non, ce geste figure de nouveau au programme du sauveteur secouriste du travail depuis 2017, selon l’INRS. Cependant, il reste réservé aux membres, lorsque la compression manuelle est inefficace ou impossible : corps étranger dans la plaie, plaie inaccessible, lésions ou victimes multiples, amputation. Ainsi, le sauveteur note l’heure de pose et ne desserre jamais le lien avant l’arrivée des secours.
Combien de temps faut-il maintenir la compression ?
Jusqu’au relais par les secours, sans interruption. En effet, relâcher l’appui relance immédiatement le saignement et annule le bénéfice obtenu. Toutefois, un pansement compressif prend le relais si le sauveteur doit se libérer. Dans ce cas, il vérifie que l’écoulement ne reprend pas.
Un salarié non formé peut-il pratiquer ces gestes ?
Oui, toute personne peut porter secours et doit même le faire. Cependant, un salarié formé agit plus vite et commet moins d’erreurs. C’est pourquoi le Code du travail impose des secouristes dans les ateliers dangereux. Ainsi, la certification SST sécurise à la fois la victime et l’entreprise.
À quelle fréquence renouveler son certificat de secouriste ?
Tous les vingt-quatre mois, par un maintien et actualisation des compétences de sept heures. En effet, les gestes s’oublient vite sans répétition régulière. Par conséquent, planifiez la session avant l’échéance pour éviter toute rupture. Notre guide du recyclage biennal du certificat détaille la démarche.
Un saignement grave se joue en quelques minutes. Donnez à vos équipes les bons réflexes.
Demander un devis gratuitSources et références : INRS – Document de référence du dispositif de sauvetage-secourisme du travail ; INRS – Sauvetage-secourisme du travail : pourquoi se former ? ; INRS – Prise en charge d’une hémorragie externe en entreprise : les premières minutes ; INRS – Le registre des accidents du travail bénins ; INRS – Guide technique du sauveteur secouriste du travail. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


