Période de reconversion : le dispositif qui remplace la Pro-A depuis 2026
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La période de reconversion remplace la Pro-A et les transitions collectives depuis 2026. En effet, la loi du 24 octobre 2025 a fusionné ces deux dispositifs en un seul. Ainsi, la période de reconversion devient l’outil de référence pour requalifier un salarié vers un nouveau métier.
- La période de reconversion est née de la loi du 24 octobre 2025.
- Deux décrets du 28 janvier 2026 en ont fixé les modalités.
- Le dispositif s’applique depuis le 1er février 2026.
- Il remplace la Pro-A et les transitions collectives.
- Le projet de transition professionnelle reste, lui, à l’initiative du salarié.
Qu’est-ce que la période de reconversion ?
La période de reconversion permet à un salarié d’acquérir une nouvelle qualification en restant dans l’emploi.
Autrement dit, elle finance un parcours vers une certification tout en maintenant le contrat de travail.
Ainsi, la période de reconversion vise une mobilité interne ou externe. En revanche, elle suppose toujours un accord entre le salarié et son employeur.
Le dispositif trouve son origine dans un accord national interprofessionnel. En effet, les partenaires sociaux ont constaté le faible succès des deux outils précédents. Par conséquent, la loi du 24 octobre 2025 les a fusionnés en un dispositif unique.
Le cadre réglementaire figure au Code du travail. Notamment, les articles L.6324-1 et suivants en fixent les principes.
Le calendrier de mise en œuvre a connu un léger décalage. En effet, l’entrée en vigueur visait initialement le 1er janvier 2026. Toutefois, la publication tardive des décrets a repoussé l’application au mois suivant. Par conséquent, les premiers dossiers ont été instruits à partir de février.
Que remplace la période de reconversion ?
Le nouveau dispositif absorbe deux outils devenus peu utilisés. Ainsi, la reconversion ou promotion par alternance, dite Pro-A, disparaît au profit de la période de reconversion. En effet, les transitions collectives suivent le même sort. De plus, un régime transitoire protège les avenants Pro-A conclus avant 2026.
Cette simplification répond à une critique récurrente. Notamment, la multiplication des dispositifs rendait le paysage illisible pour les entreprises. Notre article sur la Pro-A conserve son intérêt historique.
Le projet de transition professionnelle reste, lui, inchangé. Autrement dit, il demeure la voie du salarié qui décide seul de sa reconversion.
La logique de fusion mérite d’être comprise. En effet, les deux anciens dispositifs partageaient un même objectif de requalification. Ainsi, leur regroupement simplifie la lecture pour les entreprises comme pour les salariés.
| Dispositif | À l’initiative de | Statut en 2026 |
|---|---|---|
| Période de reconversion | Employeur ou salarié, par accord | En vigueur depuis février 2026 |
| Pro-A | Employeur | Remplacée |
| Transitions collectives | Employeur | Remplacées |
| Projet de transition professionnelle | Salarié | Maintenu |
| Compte personnel de formation | Salarié | Maintenu, plafonné |
Qui peut mobiliser la période de reconversion ?
Le dispositif s’adresse aux salariés souhaitant changer de métier. Ainsi, la période de reconversion couvre aussi bien une mobilité interne qu’un projet externe. En effet, elle peut se déclencher à l’initiative de l’employeur comme à celle du salarié. Toutefois, un accord écrit entre les deux parties reste indispensable.
Cette double initiative constitue une nouveauté notable. Notamment, elle distingue le dispositif des anciens outils, réservés à l’employeur. Par conséquent, un salarié peut désormais proposer lui-même un projet.
La formalisation suit un modèle défini. Autrement dit, un document type matérialise l’engagement réciproque.
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Quelles formations peut-elle financer ?
Le dispositif finance des parcours menant à une certification reconnue. Ainsi, il vise les certifications du répertoire national, les certificats de qualification professionnelle et les blocs de compétences. En effet, cette exigence garantit la valeur du parcours sur le marché du travail. Par conséquent, une simple sensibilisation n’entre pas dans son champ.
Les métiers de la logistique et du BTP s’y prêtent particulièrement. Notamment, les titres professionnels de cariste ou de conducteur d’engins constituent des cibles classiques. Notre article sur la reconversion vers la logistique présente ces parcours.
Les CACES viennent compléter ces certifications. Par ailleurs, ils s’intègrent souvent au parcours comme compétences opérationnelles.
Le choix de la certification conditionne l’employabilité future. Notamment, un titre reconnu ouvre bien plus de portes qu’une attestation interne. De ce fait, l’analyse du marché local mérite quelques heures de travail préalable.
Comment se finance la période de reconversion ?
Le financement relève principalement des opérateurs de compétences. Ainsi, l’OPCO de la branche prend en charge le parcours selon ses règles. En effet, ces prises en charge s’inscrivent dans les enveloppes définies au niveau national. De plus, le salarié peut compléter avec son compte personnel de formation.
Le maintien de la rémunération constitue un point clé. Notamment, il conditionne l’acceptation du projet par le salarié. Notre article sur le financement par l’OPCO détaille ces circuits.
Le montage se prépare bien à l’avance. Par conséquent, la demande doit partir avant le démarrage de l’action.
L’organisation du temps de formation demande également de l’anticipation. En effet, l’alternance entre le poste et le centre perturbe nécessairement la production. Ainsi, le calendrier se construit avec l’encadrement de proximité.
Quelle différence avec le projet de transition professionnelle ?
Les deux dispositifs poursuivent le même but, par des chemins différents. Ainsi, la période de reconversion suppose un accord avec l’employeur. En effet, le projet de transition professionnelle relève de la seule initiative du salarié. De plus, il fait intervenir un organisme régional dédié à l’instruction du dossier.
Le choix dépend donc du contexte relationnel. Notamment, un projet partagé avec l’entreprise passe naturellement par le nouveau dispositif. Notre article sur le projet de transition professionnelle présente l’autre voie.
Les deux options méritent d’être comparées. Autrement dit, un conseiller en évolution professionnelle aide utilement à trancher.
Comment engager une période de reconversion en cinq étapes ?
La démarche se construit progressivement, avec l’accord des deux parties. Voici les cinq étapes à suivre.
- Identifiez le métier cible et la certification correspondante.
- Vérifiez l’éligibilité du parcours auprès de votre opérateur de compétences.
- Formalisez l’accord entre le salarié et l’employeur, par écrit.
- Déposez la demande de prise en charge avant le démarrage.
- Organisez l’alternance entre formation et poste de travail.
La deuxième étape évite la plupart des déconvenues. En effet, les règles de prise en charge varient d’une branche à l’autre. Ainsi, une confirmation écrite sécurise tout le montage.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
La Pro-A existe-t-elle encore ?
Non, la période de reconversion l’a remplacée. En revanche, un régime transitoire protège les avenants conclus avant 2026. Ainsi, les parcours engagés se poursuivent jusqu’à leur terme.
Le salarié peut-il refuser ?
Oui, le dispositif repose sur un accord écrit entre les deux parties. En effet, aucune partie ne peut l’imposer unilatéralement. Par conséquent, la discussion préalable conditionne toute la démarche.
Un CACES suffit-il comme objectif ?
Le dispositif vise des certifications professionnelles ou des blocs de compétences. En revanche, un CACES peut s’intégrer utilement au parcours. Ainsi, il complète la certification visée sans la remplacer.
Le contrat de travail change-t-il ?
Le salarié reste dans l’entreprise pendant le parcours, avec un accord formalisé. En effet, la période de reconversion s’inscrit dans la relation de travail existante. De ce fait, elle diffère d’une rupture suivie d’une formation.
Peut-on cumuler avec le CPF ?
Oui, le salarié peut compléter le financement avec ses droits personnels. En effet, cette combinaison permet de couvrir des parcours plus longs. Ainsi, le reste à charge de l’entreprise diminue.
Qui contacter pour démarrer ?
L’opérateur de compétences de la branche constitue le premier interlocuteur. En effet, il connaît les règles applicables et les enveloppes disponibles. Par conséquent, un contact précoce évite de construire un projet non finançable.
Vous êtes entre de bonnes mains : Qualiopi, testeur habilité INRS, deux centres en France.
Demander un devis gratuitSources et références : Ministère du Travail — la période de reconversion ; Code du travail — article L.6324-1 ; Légifrance — décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026 ; Mon Compte Formation — participation forfaitaire. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


