Brûlure au travail : les gestes du sauveteur secouriste (thermique, chimique, électrique)
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Face à une brûlure au travail, le premier geste consiste à supprimer la cause, puis à refroidir sans attendre. En effet, l’arrosage précoce limite la pénétration de la chaleur dans les tissus. Ainsi, un sauveteur secouriste du travail formé gagne les minutes qui font la différence entre une brûlure simple et une brûlure grave.
- Protéger d’abord : écarter le feu, le produit chimique ou couper l’électricité avant tout contact.
- Refroidir par ruissellement d’eau tempérée, à faible pression, le plus tôt possible après l’accident.
- Une brûlure au travail est dite grave dès qu’elle dépasse la moitié de la paume de la victime, ou qu’elle touche une zone sensible.
- Brûlure chimique ou électrique : avis médical systématique, en privilégiant le 15.
- Ne jamais percer une cloque, ni appliquer un produit sans avis médical.
Comment évaluer une brûlure au travail ?
Une brûlure au travail s’apprécie d’abord par sa surface, sa profondeur et sa localisation. Ainsi, une brûlure simple se traduit par une rougeur ou une cloque de moins d’une demi-paume de la victime. En revanche, des cloques multiples, une peau blanchâtre ou noirâtre signent la gravité. En effet, une brûlure profonde peut être indolore, car les terminaisons nerveuses sont détruites.
Certaines localisations imposent la prudence quelle que soit la taille. Notamment, le visage, le cou, les mains, les articulations et les abords des orifices naturels. De ce fait, une petite brûlure sur ces zones justifie un avis médical.
La cause pèse aussi dans l’évaluation. Par ailleurs, une origine chimique ou électrique change la conduite à tenir et le degré d’urgence.
Autrement dit, la surface visible ne dit pas tout.
Que faire devant une brûlure au travail d’origine thermique ?
La brûlure thermique se traite par un refroidissement immédiat et prolongé. Ainsi, faites ruisseler de l’eau tempérée du robinet, à faible pression, en amont de la zone atteinte. En effet, ce geste calme la douleur et freine la progression de la chaleur en profondeur. De plus, il doit débuter le plus tôt possible après l’accident.
Deux précautions accompagnent l’arrosage. D’abord, retirez les vêtements imbibés, sauf s’ils adhèrent à la peau. Ensuite, protégez la victime du refroidissement général en la couvrant une fois l’arrosage terminé. Notamment, l’hypothermie guette après un arrosage prolongé.
| Type | Premier geste | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Thermique | Arroser à l’eau tempérée, à faible pression | Ne pas retirer un vêtement collé à la peau |
| Chimique | Rincer abondamment en déshabillant la victime | Se protéger soi-même du produit |
| Électrique | Couper le courant, puis arroser les zones visibles | Lésions internes possibles, sans signe extérieur |
| Projection oculaire | Rincer abondamment l’œil atteint | Protéger le second œil de l’eau souillée |
Comment réagir à une brûlure chimique ?
Une brûlure au travail d’origine chimique impose un rinçage abondant et immédiat. Ainsi, arrosez à l’eau courante, à faible pression, tout en déshabillant la zone imprégnée. En effet, le produit continue d’agir tant qu’il reste au contact de la peau. De plus, le sauveteur doit se protéger pour éviter le sur-accident.
Trois réflexes complètent la prise en charge. D’abord, relevez le nom exact du produit pour les secours. Ensuite, en cas d’ingestion, ne faites ni vomir, ni boire. Enfin, appelez le 15 pour obtenir un avis médical sans délai.
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Pourquoi la brûlure électrique est-elle trompeuse ?
Une brûlure au travail d’origine électrique paraît souvent bénigne à l’extérieur. Ainsi, seules deux marques apparaissent parfois, à l’entrée et à la sortie du courant. En revanche, le trajet du courant peut avoir détruit des tissus en profondeur. En effet, muscles, nerfs et organes se trouvent parfois lésés sans signe visible.
La protection prime avant tout contact. Par conséquent, coupez l’alimentation ou faites-la couper avant d’approcher la victime. Notre article sur la conduite à tenir en cas d’accident électrique détaille cette séquence.
Que ne faut-il jamais faire ?
Devant une brûlure au travail, certaines pratiques anciennes aggravent la situation. Voici celles que la formation SST proscrit explicitement.
- Ne percez jamais une cloque : elle protège la plaie de l’infection.
- N’appliquez aucun produit sur une brûlure grave sans avis médical.
- Évitez le coton et tout matériau qui laisse des fibres sur la plaie.
- Ne retirez pas un vêtement collé à la peau : arrosez par-dessus.
- Ne faites ni boire ni vomir en cas d’ingestion d’un produit chimique.
Une dernière erreur revient souvent en entreprise. En effet, beaucoup de victimes minimisent et reprennent le travail sans consultation. Ainsi, la surveillance dans les heures qui suivent fait partie de la prise en charge.
Deux réflexes complètent cette vigilance. D’abord, notez l’heure exacte de l’accident et la nature du produit ou de la source de chaleur. Ensuite, transmettez ces éléments au médecin ou aux secours. En effet, ces informations orientent directement la prise en charge médicale.
Quand appeler les secours pour une brûlure au travail ?
L’alerte s’impose dès qu’un critère de gravité apparaît. Ainsi, appelez le 15 pour toute brûlure chimique, électrique, oculaire ou par inhalation. En effet, ces situations justifient un avis médical quelle que soit la surface atteinte. De plus, une brûlure thermique dépassant la moitié de la paume relève du même réflexe.
En entreprise, la règle se simplifie. Par ailleurs, un avis médical systématique évite les erreurs d’appréciation. Notre article sur la trousse de secours en entreprise précise le matériel à prévoir.
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Demander un devis gratuitComment prévenir une brûlure au travail ?
La prévention d’une brûlure au travail passe avant les gestes de secours. Ainsi, l’évaluation des risques identifie les postes exposés aux surfaces chaudes, aux produits corrosifs et au risque électrique. Ensuite, les équipements de protection individuelle complètent les protections collectives. En effet, gants, écran facial et vêtements adaptés réduisent la gravité des accidents.
Le risque électrique appelle un dispositif spécifique, car il provoque les brûlures les plus profondes. Notamment, l’habilitation électrique conditionne toute opération sur ou près des installations. Notre article sur les EPI de l’habilitation électrique détaille ces protections.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il arroser ?
L’arrosage d’une brûlure au travail se poursuit jusqu’à l’avis médical ou l’arrivée des secours. Ainsi, il doit débuter le plus tôt possible après l’accident. En effet, un refroidissement entamé très tardivement perd l’essentiel de son intérêt.
Faut-il utiliser de l’eau glacée ?
Non. En effet, l’eau doit être tempérée, à faible pression, pour éviter un choc thermique et une hypothermie. Ainsi, l’eau du robinet convient parfaitement, sans ajout de glace ni de produit.
Une brûlure au travail est-elle un accident du travail ?
Oui, dès lors qu’elle survient au temps et au lieu de travail. Ainsi, l’employeur la déclare à la caisse primaire dans les 48 heures. Par ailleurs, une brûlure bénigne sans arrêt peut être consignée au registre des accidents bénins si l’entreprise y est autorisée.
Que faire d’une projection dans l’œil ?
Rincez abondamment à l’eau, en inclinant la tête pour que l’eau souillée n’atteigne pas l’autre œil. Ensuite, appelez le 15. En effet, une projection oculaire justifie toujours un avis médical, même si la douleur s’atténue.
Le SST peut-il appliquer une crème ?
Non. Ainsi, aucun produit ne doit être appliqué sur une brûlure grave sans avis médical. En effet, une crème gêne l’examen et peut aggraver la lésion. Le rôle du sauveteur consiste à protéger, alerter et refroidir.
Combien de SST faut-il former ?
Le Code du travail impose des secouristes dans les ateliers dangereux et sur les chantiers de plus de vingt personnes durant plus de quinze jours. Cependant, l’INRS recommande de former une part plus large de l’effectif, notamment en horaires décalés.
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Demander un devis gratuitSources et références : INRS — organisation des secours en entreprise ; INRS — sauveteur secouriste du travail ; service-public.fr — accident du travail, démarches ; INRS — risques chimiques. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


