Étouffement au travail : les gestes du sauveteur secouriste
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Un étouffement se joue en quelques minutes, bien avant l’arrivée des secours. En effet, une obstruction totale des voies aériennes prive immédiatement la victime d’oxygène. Ainsi, seule la présence d’un sauveteur secouriste du travail formé change réellement l’issue.
- Un étouffement total empêche la victime de parler, de tousser et de respirer.
- Face à une obstruction partielle, il ne faut surtout pas frapper le dos.
- Les gestes de désobstruction s’apprennent en formation SST, jamais dans un article.
- Le 15, le 18 ou le 112 restent à composer, même après un retour à la normale.
- La formation SST initiale dure 14 heures, le certificat vaut 24 mois.
Qu’est-ce qu’un étouffement ?
Un étouffement résulte du blocage d’un corps étranger dans les voies aériennes.
Autrement dit, l’air ne circule plus normalement entre l’extérieur et les poumons.
Ainsi, un étouffement total interrompt complètement cette circulation. En revanche, une obstruction partielle laisse encore passer un peu d’air.
La distinction entre les deux formes d’étouffement commande toute la conduite à tenir. En effet, les gestes appropriés diffèrent radicalement entre les deux situations. Par conséquent, l’observation précède toujours l’action.
Le contexte professionnel favorise ces accidents. Notamment, les repas pris rapidement et les pauses écourtées augmentent le risque.
Les corps étrangers ne se limitent pas aux aliments. En effet, un capuchon de stylo, une vis tenue entre les lèvres ou un fragment de plastique provoquent le même accident. Ainsi, certains gestes professionnels créent eux-mêmes le risque. Par conséquent, la vigilance dépasse largement la salle de pause.
Comment reconnaître un étouffement total ?
Un étouffement total se reconnaît à trois signes simultanés. Ainsi, la victime ne peut ni parler, ni tousser, ni respirer. En effet, elle porte souvent les mains à sa gorge, dans un réflexe universel. De plus, son visage change rapidement de couleur.
La panique de l’entourage aggrave fréquemment la situation. Notamment, chacun cherche à faire quelque chose sans savoir quoi. Par conséquent, la présence d’une personne formée structure immédiatement la scène.
Le temps disponible reste très court. Autrement dit, l’inaction pendant quelques minutes suffit à créer des lésions irréversibles.
Le sauveteur doit donc décider vite, mais sans précipitation. En effet, un geste inadapté aggrave parfois la situation. Ainsi, l’observation initiale, aussi brève soit-elle, oriente toute la suite.
| Signe observé | Obstruction partielle | Obstruction totale |
|---|---|---|
| Parole | Possible, difficile | Impossible |
| Toux | Présente et efficace | Absente |
| Respiration | Bruyante mais présente | Absente |
| Conduite à tenir | Encourager à tousser, ne pas frapper | Gestes de désobstruction immédiats |
| Alerte | Surveiller et alerter | Faire alerter sans délai |
Que faire face à une obstruction partielle ?
Un étouffement partiel appelle avant tout de la retenue. Ainsi, la victime qui tousse évacue elle-même le corps étranger, bien mieux qu’un geste extérieur. En effet, frapper le dos dans cette situation risque de déplacer l’obstacle et d’aggraver l’état. Par conséquent, le sauveteur encourage la toux et surveille l’évolution.
L’installation de la victime compte également. Notamment, la position assise ou penchée en avant facilite l’expulsion. De ce fait, aucune manipulation brutale ne s’impose.
La surveillance doit rester constante. En outre, une obstruction partielle peut basculer en obstruction totale à tout instant.
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Quels gestes face à un étouffement total ?
Face à un étouffement total, le sauveteur enchaîne des gestes précis, appris en formation. Voici l’ordre général de la conduite à tenir.
- Faites alerter immédiatement les secours par une autre personne.
- Réalisez les claques dans le dos, entre les omoplates, victime penchée en avant.
- Enchaînez les compressions abdominales si les claques restent sans effet.
- Alternez les deux techniques tant que l’obstruction persiste.
- Adaptez la conduite si la victime perd connaissance.
Cette description ne remplace évidemment aucune formation. En effet, l’efficacité du geste dépend entièrement de sa réalisation pratique. Ainsi, seul un apprentissage encadré permet de l’exécuter sous stress.
Comment adapter les gestes selon la victime ?
Toutes les victimes ne se traitent pas de la même manière. Ainsi, la morphologie, l’âge et l’état de la personne modifient la technique employée. En effet, une femme enceinte ou une personne de forte corpulence appelle une adaptation. De plus, les nourrissons et les jeunes enfants relèvent de gestes spécifiques.
La formation SST couvre ces variantes. Notamment, elle fait travailler chaque situation sur mannequin. Notre article sur le déroulé de la formation SST détaille ce programme.
L’entraînement régulier entretient ces réflexes. Par conséquent, le maintien des compétences prend tout son sens.
La perte de connaissance change complètement la conduite à tenir. Ainsi, la victime inconsciente relève d’une autre séquence de gestes. En effet, le sauveteur passe alors à la conduite adaptée à cet état. De ce fait, la formation couvre l’enchaînement complet des situations.
Que faire après la désobstruction ?
Après un étouffement, le retour à une respiration normale ne clôt pas l’intervention. Ainsi, la victime doit être installée au calme et surveillée en continu. En effet, des complications peuvent apparaître à distance de l’événement. Par conséquent, un avis médical reste indispensable dans tous les cas.
Les gestes réalisés justifient eux-mêmes cette consultation. Notamment, les compressions abdominales peuvent provoquer des lésions internes. De ce fait, aucune victime ne repart travailler comme si de rien n’était.
La traçabilité complète la démarche. Notre article sur le registre des accidents bénins précise ces obligations.
Pourquoi l’étouffement concerne-t-il l’entreprise ?
Un étouffement survient le plus souvent pendant la pause repas. Ainsi, la salle de restauration constitue un lieu à risque rarement identifié comme tel. En effet, l’organisation des secours doit couvrir ces moments comme les autres. De plus, les horaires décalés compliquent encore la présence de secouristes.
La répartition des personnes formées devient donc stratégique. Notamment, un seul secouriste en poste de journée ne couvre pas l’équipe de nuit. Notre article sur le nombre de SST nécessaires traite cette question.
Le sauvetage secourisme du travail dépasse largement l’accident de production. Autrement dit, il protège dans toutes les situations de la vie au travail.
Comment former vos équipes en cinq étapes ?
Se préparer à un étouffement suppose un dispositif de secours structuré. Voici les cinq étapes à suivre.
- Recensez les horaires et les sites réellement occupés, pauses comprises.
- Calculez le nombre de secouristes nécessaires par équipe.
- Formez au SST, sur 14 heures pour la formation initiale.
- Programmez les recyclages tous les 24 mois, sans exception.
- Affichez les consignes d’alerte dans les salles de pause.
La cinquième étape se néglige presque partout. En effet, personne ne cherche un numéro d’urgence dans le calme. Ainsi, une affiche visible fait gagner de précieuses secondes.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Faut-il frapper le dos d’une personne qui tousse ?
Non, une victime qui tousse évacue elle-même le corps étranger. En effet, un geste extérieur risque de déplacer l’obstacle vers une obstruction totale. Ainsi, le sauveteur encourage la toux et surveille attentivement l’évolution.
Peut-on apprendre ces gestes en ligne ?
Non, la formation SST se déroule en présentiel, avec mise en pratique sur mannequin. En effet, le geste ne s’acquiert que par la répétition encadrée. Par conséquent, aucun contenu écrit ou vidéo ne délivre cette compétence.
Faut-il appeler les secours si tout rentre dans l’ordre ?
Oui, un avis médical s’impose après tout épisode d’étouffement, même bref. En effet, les gestes de désobstruction peuvent provoquer des lésions internes. Ainsi, la victime doit être examinée, même si elle se sent bien.
Combien de SST faut-il dans l’entreprise ?
La réglementation vise notamment les ateliers où s’effectuent des travaux dangereux. En pratique, la couverture doit s’apprécier par équipe, par site et par horaire. De ce fait, beaucoup d’entreprises forment plus largement que le minimum.
Le certificat SST a-t-il une durée de validité ?
Oui, il reste valable 24 mois au niveau national. En effet, un maintien et actualisation des compétences le renouvelle ensuite. Par conséquent, l’entreprise doit suivre ces échéances comme n’importe quelle autre.
Un salarié peut-il refuser d’intervenir ?
Le SST n’a pas d’obligation d’intervention au titre de sa formation. En revanche, le devoir d’assistance à personne en danger s’impose à chacun. Ainsi, alerter les secours constitue déjà une action décisive.
Vous êtes entre de bonnes mains : Qualiopi, testeur habilité INRS, deux centres en France.
Demander un devis gratuitSources et références : INRS — le sauveteur secouriste du travail ; INRS — aide-mémoire SST (ED 4085) ; INRS — organisation des secours ; INRS — focus juridique sur la formation aux premiers secours. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


