L’autorisation de conduite d’un intérimaire relève de l’entreprise utilisatrice, jamais de la seule agence d’intérim. En effet, cette entreprise connaît les lieux et les instructions à respecter sur le site. Toutefois, l’entreprise de travail temporaire garde la charge de la formation CACES et de l’aptitude médicale.
Par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® · Lecture : 8 min
- L’entreprise utilisatrice délivre l’autorisation de conduite pour la durée de la mission (R4323-56).
- L’entreprise de travail temporaire, employeur légal, assure la formation CACES et le suivi médical.
- Trois conditions : contrôle des connaissances (CACES), attestation médicale valable 5 ans, connaissance des lieux.
- Le CACES n’est pas obligatoire en soi : c’est l’autorisation de conduite qui l’est.
- Le financement du CACES incombe à l’agence quand la mission l’exige (L1251-21).
Qui délivre l’autorisation de conduite à un intérimaire ?
L’autorisation de conduite d’un intérimaire émane de l’entreprise utilisatrice, et non de l’agence d’intérim. Concrètement, cette entreprise accueille le salarié sur son site pendant la mission. Ainsi, elle seule maîtrise les zones de circulation, les consignes et les risques propres au lieu. De ce fait, elle porte la responsabilité finale de ce document.
Cette règle surprend souvent les employeurs. Pourtant, l’article R4323-56 du Code du travail vise le chef d’établissement qui emploie réellement le conducteur. Pendant une mission d’intérim, ce rôle revient à l’entreprise utilisatrice. En effet, l’article L1251-21 lui confie les conditions d’exécution du travail, dont la sécurité. Par conséquent, elle délivre l’autorisation de conduite après avoir vérifié les prérequis.
Autorisation de conduite : quelles conditions réunir ?
Une autorisation de conduite repose toujours sur trois conditions cumulatives, fixées par l’article R4323-56. D’abord, un contrôle des connaissances et du savoir-faire, validé par le CACES. Ensuite, une aptitude médicale confirmée par le médecin du travail. Enfin, la connaissance des lieux et des instructions propres au site. Ces trois exigences valent aussi pour l’intérim.
Ces conditions se répartissent entre deux acteurs distincts. En effet, l’agence d’intérim couvre les deux premières, liées à la personne du salarié. En revanche, l’entreprise utilisatrice apporte la troisième, liée au poste de travail. Ainsi, aucune autorisation valable ne peut naître d’un seul intervenant. Autrement dit, la coopération entre les deux structures reste indispensable.
Que doit garantir l’entreprise de travail temporaire ?
L’entreprise de travail temporaire est l’employeur juridique de l’intérimaire. À ce titre, elle garantit la formation à la conduite et l’évaluation des compétences, souvent via le CACES. De plus, elle organise le suivi médical du salarié et vérifie son aptitude. Enfin, elle met à disposition un conducteur formé et médicalement apte pour la mission.
Cette responsabilité découle directement du statut d’employeur. Ainsi, l’agence finance le CACES quand la mission l’exige, en application de l’article L1251-21. Par ailleurs, son service de santé au travail délivre l’attestation d’absence de contre-indication médicale. Pour un poste de cariste, elle propose donc un candidat déjà titulaire du bon référentiel. Nos formations CACES pour caristes préparent précisément à ce certificat.
Quel rôle joue l’entreprise utilisatrice ?
L’entreprise utilisatrice accueille l’intérimaire et supervise son travail au quotidien. Avant toute conduite, elle s’assure que le salarié connaît les lieux, les circulations et les consignes du site. Ensuite, elle délivre l’autorisation de conduite pour la durée exacte de la mission. Ainsi, elle assume les conditions concrètes d’exécution du travail dans son établissement.
Ce rôle ne se limite pas à un simple accueil. En effet, l’entreprise utilisatrice fournit les équipements de protection adaptés au poste. De plus, elle informe le conducteur des zones dangereuses et des règles internes. Cette information, appelée accueil au poste, conditionne la validité de l’autorisation. Sans elle, la connaissance des lieux ferait défaut.
Comment répartir les responsabilités entre agence et entreprise utilisatrice ?
La répartition suit une logique simple : la personne à l’agence, le poste à l’entreprise utilisatrice. D’un côté, l’ETT prend en charge la formation, le CACES et l’aptitude médicale. De l’autre, l’entreprise utilisatrice gère l’accueil, la connaissance des lieux et la remise de l’autorisation. Le tableau ci-dessous récapitule ce partage des rôles.
| Responsabilité | Entreprise de travail temporaire | Entreprise utilisatrice |
|---|---|---|
| Statut du salarié | Employeur juridique | Encadre la mission |
| Formation et CACES | À sa charge | Vérifie le certificat |
| Aptitude médicale | Attestation délivrée | Prise en compte |
| Connaissance des lieux | Non concernée | À sa charge |
| Autorisation de conduite | Non concernée | Délivrée pour la mission |
| Financement du CACES | À sa charge (L1251-21) | Non concernée |
En résumé, chaque acteur agit dans son périmètre. Toutefois, la sécurité dépend de leur bonne coordination. Ainsi, un échange écrit entre l’agence et l’entreprise utilisatrice sécurise le dossier. De ce fait, la traçabilité protège les deux parties en cas de contrôle.
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Le CACES d’un intérimaire est-il obligatoire ?
Le CACES n’est pas obligatoire en lui-même, pour un intérimaire comme pour tout salarié. Depuis 2020, il correspond aux recommandations de la CNAM, reconnues par l’INRS. En réalité, l’obligation légale porte sur l’autorisation de conduite, prévue aux articles R4323-55 et R4323-56. Néanmoins, le CACES reste le moyen le plus fiable de valider les compétences.
Sa durée de validité varie selon le référentiel. Ainsi, le CACES R489 du cariste reste valable cinq ans, comme le R485, le R486 et le R490. En revanche, le R482 des engins de chantier atteint dix ans. Un intérimaire conserve son certificat d’une mission à l’autre. Toutefois, chaque nouvelle entreprise utilisatrice doit rédiger sa propre autorisation.
Qui finance le CACES d’un intérimaire ?
Le financement du CACES d’un intérimaire incombe surtout à l’entreprise de travail temporaire. En effet, l’article L1251-21 impose à l’employeur de fournir un salarié formé pour la mission. Ainsi, l’agence mobilise son OPCO ou le fonds de formation du travail temporaire. Parfois, le salarié utilise aussi son compte personnel de formation.
Plusieurs leviers coexistent donc. D’abord, l’agence prend en charge la formation nécessaire à la mission. Ensuite, le salarié peut mobiliser son CPF pour un référentiel supplémentaire. Depuis avril 2026, une participation forfaitaire de 150 € s’applique alors, selon moncompteformation.gouv.fr. Enfin, France Travail complète parfois le budget d’un demandeur d’emploi en fin de droits.
Comment délivrer l’autorisation de conduite, étape par étape ?
La délivrance d’une autorisation de conduite en intérim suit une séquence précise. D’abord, l’agence vérifie le CACES et l’aptitude médicale du candidat. Ensuite, l’entreprise utilisatrice accueille le salarié et lui présente le site. Enfin, elle formalise l’autorisation par écrit, datée et signée. Voici les cinq étapes à respecter dans l’ordre.
- Confirmez le CACES requis par le poste, dans la bonne catégorie et à jour.
- Vérifiez l’aptitude médicale grâce à l’attestation d’absence de contre-indication de l’agence.
- Organisez l’accueil au poste, avec la visite des lieux et des consignes de sécurité.
- Rédigez l’autorisation en précisant l’engin, la catégorie et la durée de la mission.
- Conservez une copie dans le registre de sécurité, à présenter en cas de contrôle.
Cette procédure protège l’entreprise utilisatrice et le salarié. En effet, un contrôle de l’inspection du travail peut survenir à tout moment. De plus, une autorisation écrite prouve le respect des trois conditions réglementaires. Pour situer cette démarche parmi vos devoirs, consultez notre panorama des obligations de formation en entreprise.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Un intérimaire doit-il repasser le CACES à chaque mission ?
Non, le CACES suit le salarié, pas la mission. Un intérimaire titulaire d’un certificat valide le conserve d’une entreprise à l’autre. En revanche, chaque entreprise utilisatrice rédige une nouvelle autorisation de conduite. Cette autorisation vaut uniquement pour la durée de la mission concernée.
L’agence d’intérim peut-elle délivrer l’autorisation de conduite ?
En principe, non : cette délivrance revient à l’entreprise utilisatrice. L’agence, elle, fournit un salarié formé et médicalement apte. Toutefois, seule l’entreprise d’accueil connaît les lieux et les consignes du site. C’est pourquoi elle seule signe l’autorisation de conduite pour la mission.
Qui paie la visite médicale d’un intérimaire cariste ?
Le suivi médical relève de l’entreprise de travail temporaire, employeur du salarié. Son service de santé au travail délivre l’attestation d’absence de contre-indication médicale. Depuis le 1er octobre 2025, cette attestation reste valable cinq ans. Ainsi, l’entreprise utilisatrice n’a pas à refaire cet examen.
Le CACES est-il obligatoire pour conduire en intérim ?
Non, le CACES n’est pas obligatoire en lui-même. La loi impose l’autorisation de conduite, délivrée par l’entreprise utilisatrice. Néanmoins, le CACES reste le moyen recommandé par la CNAM pour prouver les compétences. En pratique, la plupart des agences l’exigent avant toute mission.
Que risque l’entreprise utilisatrice sans autorisation valable ?
Elle engage sa responsabilité pénale en cas de manquement. Faire conduire un engin sans autorisation valable expose à une contravention, voire à des poursuites après un accident. De plus, l’inspection du travail peut contrôler ces documents à tout moment. La traçabilité protège donc l’employeur.
Qui finance le CACES d’un salarié intérimaire ?
Le financement incombe d’abord à l’agence d’intérim, employeur légal. Elle mobilise son OPCO ou le fonds de formation du travail temporaire. Le salarié peut aussi utiliser son CPF pour une catégorie supplémentaire. France Travail complète parfois ce budget pour un demandeur d’emploi.
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Demander un devis gratuitSources et références : INRS – Autorisation de conduite ; Code du travail, article R4323-56 (Légifrance) ; Code du travail, article L1251-21 ; Prévention BTP – Autorisations de conduite et intérimaires. Réglementation à jour en juillet 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.
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FORMAFORCE® by EGS — organisme certifi\u00e9 Qualiopi · '+dt+' · '+esc(u)+'


