Malaise et perte de connaissance au travail : ce que fait le SST
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Un malaise au travail se reconnaît à un état inhabituel, soudain, chez une personne qui reste consciente. En effet, la conduite à tenir diffère radicalement selon que la victime répond ou non. Ainsi, le sauveteur secouriste du travail commence toujours par vérifier la conscience, puis la respiration.
- Un malaise au travail se manifeste chez une victime consciente : sueurs, pâleur, douleur, vertiges, troubles de la parole.
- Le premier geste consiste à installer la victime dans la position où elle se sent le mieux, puis à la questionner.
- Une perte de connaissance avec respiration normale impose la position latérale de sécurité.
- Une victime inconsciente qui ne respire pas normalement relève de l’arrêt cardiaque : alerte et massage immédiats.
- L’été, la chaleur multiplie les malaises : le décret du 27 mai 2025 impose d’évaluer ce risque.
Comment reconnaître un malaise au travail ?
Un malaise au travail se traduit par une sensation pénible et soudaine, sans perte de connaissance. Ainsi, la victime reste consciente mais se sent mal, souvent sans pouvoir l’expliquer. En effet, plusieurs signes doivent alerter : pâleur, sueurs abondantes, douleur dans la poitrine, difficulté à parler. De plus, une faiblesse d’un côté du corps ou une déformation du visage imposent une alerte immédiate.
Le contexte professionnel apporte des indices précieux. Notamment, la chaleur, l’effort, l’exposition à un produit ou le port d’un équipement lourd orientent le diagnostic. De ce fait, le sauveteur transmet ces éléments aux secours.
Certains signes ne trompent pas. Par ailleurs, une douleur thoracique qui dure, une paralysie soudaine ou des troubles de la parole appellent le 15 sans attendre.
Autrement dit, mieux vaut alerter pour rien qu’attendre une aggravation.
Quels gestes face à un malaise au travail ?
Devant un malaise au travail, la première action consiste à mettre la victime au repos. Ainsi, installez-la dans la position où elle se sent le mieux, souvent allongée ou demi-assise. Ensuite, desserrez les vêtements et écartez la source d’inconfort, comme la chaleur ou le bruit. En effet, ces gestes simples suffisent parfois à faire céder le malaise.
Le questionnement vient ensuite, et il conditionne l’alerte. Voici les questions que la formation SST enseigne à poser.
- Depuis combien de temps vous sentez-vous ainsi ?
- Est-ce la première fois que cela vous arrive ?
- Prenez-vous un traitement médical en ce moment ?
- Avez-vous été hospitalisé récemment ou suivi pour une maladie ?
- Ressentez-vous une douleur, et où précisément ?
Ces réponses partent ensuite au 15. En effet, le médecin régulateur décide de la suite avec ces éléments. Par conséquent, notez-les si l’attente se prolonge.
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Que faire en cas de perte de connaissance ?
La perte de connaissance change complètement la conduite à tenir face à un malaise au travail. Ainsi, la première vérification porte sur la respiration de la victime. En effet, une personne inconsciente qui respire normalement doit être placée en position latérale de sécurité. En revanche, une respiration absente ou anormale signe un arrêt cardiaque.
| État de la victime | Conduite à tenir | Alerte |
|---|---|---|
| Consciente, se sent mal | Repos, questionnement, surveillance | 15 selon les réponses |
| Inconsciente, respire normalement | Position latérale de sécurité, surveillance | 15 immédiatement |
| Inconsciente, ne respire pas normalement | Massage cardiaque et défibrillateur | 15 ou 112 immédiatement |
Ce tableau résume la logique enseignée en SST. Cependant, il ne remplace pas la pratique. En effet, la position latérale de sécurité s’apprend en manipulant, pas en lisant. Notre article sur la chaîne de survie face à un arrêt cardiaque complète ce point.
Pourquoi la chaleur provoque-t-elle des malaises ?
La chaleur figure parmi les causes les plus fréquentes de malaise au travail en été. Ainsi, la déshydratation, l’effort et l’exposition prolongée épuisent les capacités de régulation. En effet, les conducteurs d’engins en cabine non climatisée cumulent plusieurs facteurs. De plus, les premiers signes ressemblent à une simple fatigue de fin de journée.
Le cadre réglementaire a évolué sur ce point. Notamment, le décret du 27 mai 2025 impose d’évaluer le risque lié à la chaleur et d’adapter l’organisation. Notre article sur les obligations liées aux fortes chaleurs détaille ces mesures.
Le malaise d’un conducteur d’engin est-il particulier ?
Un malaise au travail en poste de conduite pose un problème supplémentaire : l’engin lui-même. Ainsi, la première priorité consiste à sécuriser la machine avant d’accéder à la victime. En effet, un chariot en mouvement ou une charge levée créent un sur-accident immédiat. Par conséquent, la formation insiste sur ce réflexe de protection.
L’accès à la victime demande parfois des moyens. Notamment, une cabine en hauteur ou une nacelle élevée compliquent l’intervention. De ce fait, le protocole de secours du site doit prévoir ces situations, avec les moyens de descente adaptés.
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Demander un devis gratuitQue faire après un malaise au travail ?
La reprise du travail ne se décide pas sur le moment. Ainsi, la victime doit être vue par un médecin, même si elle se sent mieux. En effet, un malaise peut annoncer une pathologie sous-jacente. De plus, une reprise immédiate au poste de conduite expose à une récidive dangereuse.
Le volet administratif suit. Par ailleurs, un malaise survenu au temps et au lieu de travail relève de la déclaration d’accident du travail. Notre article sur le registre des accidents bénins précise les cas où l’inscription suffit.
Que doit prévoir l’employeur ?
Face au risque de malaise au travail, l’employeur organise les secours et forme les salariés désignés. Ainsi, il définit les consignes, les moyens d’alerte et le matériel de premiers secours. En effet, ces mesures se prennent après avis du médecin du travail. De plus, elles doivent couvrir tous les créneaux horaires, y compris la nuit.
Le nombre de secouristes se raisonne par zone et par équipe. Notamment, un site étendu ou un travail isolé exige davantage de personnes formées. Notre article sur le nombre de SST à former détaille ces repères.
Questions fréquentes
Faut-il faire boire une victime en malaise ?
Lors d’un malaise au travail, seulement si elle est consciente, capable d’avaler et qu’elle le demande. Ainsi, ne donnez jamais à boire à une personne somnolente ou inconsciente. En effet, le risque de fausse route est réel et peut aggraver la situation.
Un malaise au travail est-il un accident du travail ?
Un malaise survenu au temps et au lieu de travail bénéficie d’une présomption d’imputabilité. Ainsi, l’employeur le déclare à la caisse primaire dans les délais prévus. En revanche, la reconnaissance finale relève de l’organisme, pas de l’entreprise.
Que faire si la victime refuse les secours ?
Après un malaise au travail, appelez tout de même le 15 et expliquez la situation. En effet, le médecin régulateur vous indiquera la conduite à tenir. Par ailleurs, ne laissez jamais la personne seule, et surveillez l’évolution de son état.
La position latérale de sécurité s’apprend-elle en ligne ?
Non. Ainsi, la formation SST se déroule en présentiel, précisément pour travailler ces gestes. En effet, le retournement d’une victime inconsciente demande une technique que la vidéo ne transmet pas.
Combien de temps dure la formation SST ?
Quatorze heures en formation initiale, soit deux jours. Ensuite, un maintien et actualisation des compétences de sept heures intervient tous les vingt-quatre mois. Par ailleurs, le certificat donne l’équivalence avec le PSC1.
Un SST peut-il être tenu responsable ?
Le sauveteur agit dans la limite de sa formation et des moyens disponibles. Ainsi, l’abstention constituerait un risque bien plus grand. En effet, le Code pénal sanctionne la non-assistance à personne en danger, pas le secours porté de bonne foi.
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Demander un devis gratuitSources et références : INRS — sauveteur secouriste du travail ; INRS — organisation des secours en entreprise ; Légifrance — décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 ; service-public.fr — accident du travail. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


