Permis de feu : l’autorisation écrite avant tout travail par point chaud
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Le permis de feu est une autorisation écrite délivrée avant tout travail par point chaud. En effet, soudage, meulage et découpage projettent des particules incandescentes à plusieurs mètres. Ainsi, le permis de feu organise les précautions avant, pendant et après l’intervention.
- Le permis de feu couvre les travaux par point chaud : soudage, meulage, découpage, chalumeau.
- Il se signe avant l’intervention, par le donneur d’ordre et par l’intervenant.
- La surveillance après travaux reste le point le plus souvent négligé.
- Aucun texte général ne le nomme, mais l’obligation de sécurité le rend incontournable.
- Pour une entreprise extérieure, il s’articule avec le plan de prévention.
Qu’est-ce qu’un permis de feu ?
Le permis de feu est un document écrit qui autorise une opération dégageant de la chaleur ou des étincelles.
Autrement dit, il matérialise l’analyse des risques réalisée avant l’intervention.
Ainsi, le permis de feu recense les dangers du lieu, les mesures retenues et les personnes responsables. En revanche, il ne remplace jamais la compétence de l’opérateur.
Le document se signe conjointement. En effet, le donneur d’ordre et l’intervenant s’engagent chacun sur les mesures décidées. Par conséquent, une signature manquante vide le dispositif de sa portée.
L’INRS diffuse un modèle de référence. Notamment, la brochure ED 6030 détaille le contenu attendu et le déroulement.
Quels travaux imposent un permis de feu ?
Le permis de feu vise l’ensemble des travaux dits par point chaud. Ainsi, le soudage à l’arc, le soudage au chalumeau, le meulage, le tronçonnage et le décapage thermique en relèvent. En effet, ces opérations projettent des particules incandescentes parfois à plusieurs mètres. De plus, elles peuvent enflammer des matériaux situés derrière une cloison.
Le lieu compte autant que la technique employée. Notamment, un entrepôt de stockage, un local de charge ou une zone poussiéreuse aggravent fortement le risque. Par conséquent, la même opération n’appelle pas les mêmes précautions partout.
Les travaux de maintenance sur engins entrent dans ce champ. Par ailleurs, une réparation par soudure dans un atelier encombré mérite la même rigueur.
| Phase | Mesures typiques | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Avant | Éloigner les combustibles, protéger les ouvertures | Penser aux volumes voisins et aux gaines |
| Avant | Mettre en place les moyens d’extinction | Vérifier leur adéquation au risque |
| Pendant | Assurer une surveillance permanente | Une seconde personne, dédiée à cette tâche |
| Après | Prolonger la surveillance du poste | Un feu couvant se déclare à retardement |
| Après | Clore et archiver le document | La traçabilité protège les deux parties |
Le permis de feu est-il obligatoire ?
Aucun article du Code du travail ne nomme expressément le permis de feu. Ainsi, l’obligation découle du devoir général de sécurité de l’employeur. En effet, celui-ci doit évaluer les risques et prendre les mesures nécessaires avant toute opération dangereuse. De plus, la réglementation impose de prévenir les risques d’incendie sur les lieux de travail.
Les assureurs renforcent cette pratique. Notamment, les contrats d’assurance incendie subordonnent fréquemment la garantie à l’établissement d’un permis de feu. Par conséquent, l’absence de document peut se payer très cher après un sinistre.
Les entreprises extérieures relèvent d’une exigence supplémentaire. Autrement dit, leurs interventions dangereuses supposent un plan de prévention écrit.
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Que doit contenir le document ?
Le contenu suit une logique simple, du général au particulier. D’abord, l’identification de l’entreprise, du lieu exact et de la date des travaux. Ensuite, la description précise de l’opération et des matériels utilisés. Enfin, la liste des mesures de prévention retenues et les signatures des responsables.
Les moyens d’extinction figurent explicitement. En effet, un extincteur adapté doit rester à portée immédiate pendant toute l’intervention. Par conséquent, son type et son emplacement se notent sur le document.
La durée de validité mérite une attention particulière. Notamment, un permis établi pour une journée ne couvre pas la suivante.
Quelles mesures prendre avant le début des travaux ?
La préparation détermine l’essentiel du niveau de sécurité. Ainsi, l’éloignement des matières combustibles constitue la première mesure à mettre en œuvre. En effet, un rayon de dégagement suffisant limite fortement la propagation. De plus, la protection des ouvertures, des caniveaux et des gaines évite les propagations invisibles.
La coupure des installations complète ce dispositif. Notamment, la consignation des énergies s’impose lorsque l’intervention touche une machine. Notre article sur la consignation et le cadenassage détaille cette procédure.
L’information des équipes reste indispensable. Par ailleurs, une alarme déclenchée sans prévenance provoque des évacuations inutiles.
Pourquoi la surveillance après les travaux compte-t-elle ?
La majorité des sinistres se déclarent après le départ des intervenants. Ainsi, une particule incandescente peut couver longuement dans un isolant ou un tas de poussières. En effet, la chaleur accumulée dans une structure métallique met du temps à se dissiper. Par conséquent, la surveillance doit se prolonger bien après la dernière étincelle.
La pratique courante retient une durée significative. Notamment, une ronde répétée sur plusieurs heures reste largement recommandée. De ce fait, l’horaire de fin des travaux doit permettre cette surveillance.
La clôture du document formalise cette étape. Autrement dit, personne ne quitte les lieux sans avoir signé la fin d’intervention.
Comment l’articuler avec le plan de prévention ?
Une entreprise extérieure intervenant sur votre site relève d’un cadre spécifique. Ainsi, les travaux dangereux imposent un plan de prévention écrit, quelle que soit leur durée. En effet, l’inspection commune préalable identifie les risques liés à la co-activité. Toutefois, le permis de feu conserve son rôle propre pour chaque opération.
Les deux documents se complètent sans se confondre. Notamment, le plan de prévention cadre l’ensemble de l’intervention, tandis que le permis vise une opération précise. Notre article sur le plan de prévention précise cette articulation.
La coordination se joue sur le terrain. Par conséquent, l’accueil sécurité doit rappeler les zones sensibles du site.
Comment établir un permis de feu en cinq étapes ?
La démarche reste simple dès lors qu’elle devient systématique. Voici les cinq étapes à suivre.
- Analysez le lieu : matières présentes, ouvertures, volumes voisins, installations.
- Définissez les mesures avant, pendant et après l’intervention.
- Désignez un surveillant dédié, distinct de l’opérateur.
- Faites signer le document par le donneur d’ordre et par l’intervenant.
- Clôturez et archivez après la période de surveillance.
La troisième étape se néglige presque systématiquement. En effet, un opérateur concentré sur sa soudure ne peut pas surveiller les alentours. Ainsi, la présence d’un second intervenant change réellement le niveau de sécurité.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Qui signe le permis de feu ?
Le donneur d’ordre et l’intervenant le signent conjointement avant le début des travaux. En effet, chacun s’engage sur les mesures décidées ensemble. Ainsi, un document signé par une seule partie perd l’essentiel de sa valeur.
Vaut-il pour plusieurs jours ?
Non, la validité se limite à la période mentionnée sur le document. En effet, les conditions du site changent d’un jour à l’autre. Par conséquent, une intervention étalée demande un renouvellement quotidien.
Faut-il un extincteur particulier ?
Le moyen d’extinction doit correspondre aux matières présentes sur place. En effet, un extincteur inadapté peut aggraver la situation. Ainsi, le choix se décide lors de l’analyse préalable, jamais sur le moment.
Les travaux sur un engin sont-ils concernés ?
Oui, une soudure ou un meulage sur un chariot ou une pelle relève des travaux par point chaud. De plus, la consignation des énergies de l’engin s’ajoute aux précautions incendie. De ce fait, deux procédures se combinent sur la même intervention.
Un intérimaire peut-il réaliser ces travaux ?
Il relève des mêmes règles que les salariés permanents et doit disposer de la même information. En revanche, sa méconnaissance du site augmente le risque. Par conséquent, l’accueil sécurité prend ici une importance particulière.
Que faire en cas de départ de feu ?
La priorité consiste à alerter et à évacuer, avant toute tentative d’extinction. En effet, un feu naissant évolue très vite dans un local encombré. Ainsi, seule une personne formée doit engager une intervention avec un extincteur.
Vous êtes entre de bonnes mains : Qualiopi, testeur habilité INRS, deux centres en France.
Demander un devis gratuitSources et références : INRS — le permis de feu (ED 6030) ; INRS — incendie sur le lieu de travail ; Code du travail — article R.4227-28 ; Code du travail — article L.4121-1. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


