Protéger, examiner, alerter, secourir : le plan d’intervention du SST
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Protéger, examiner, alerter, secourir : ces quatre actions forment le plan d’intervention SST. Ainsi, tout sauveteur secouriste du travail applique la même conduite à tenir devant un accident. Toutefois, l’ordre compte autant que les gestes, car il protège d’abord le secouriste lui-même.
- Le plan d’intervention SST enchaîne quatre actions successives : protéger, examiner, alerter, secourir.
- Protéger d’abord : supprimer le danger, l’isoler, ou soustraire la victime sans jamais s’exposer.
- Examiner dans un ordre imposé : saignement abondant, étouffement, conscience, respiration.
- Alerter le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) ou le 112, selon les consignes internes du site.
- Ces compétences s’acquièrent en 14 heures, puis se réactualisent tous les 24 mois par un MAC de 7 heures.
Que recouvre le plan d’intervention SST : protéger, examiner, alerter, secourir ?
Le plan d’intervention SST est la conduite à tenir enseignée à chaque sauveteur secouriste du travail. En effet, il enchaîne quatre actions successives : protéger, examiner, alerter, secourir. Selon l’INRS, cette trame vaut pour tout accident survenu au travail. Ainsi, le secouriste garde une méthode stable, même sous le stress d’une situation grave.
L’INRS diffuse ce plan sous la forme d’un tableau synoptique utilisé en salle. De plus, chaque action y apparaît par un pictogramme simple à mémoriser. De ce fait, l’apprentissage passe par le geste autant que par la théorie.
Un sauveteur secouriste du travail n’improvise donc jamais devant une victime. C’est pourquoi le référentiel national impose cette séquence. Pour le détail des deux journées, consultez notre parcours de sauveteur secouriste du travail.
Pourquoi protéger, examiner, alerter, secourir dans cet ordre ?
Protéger, examiner, alerter, secourir répond à une logique de priorité vitale. D’abord, le sauveteur écarte le danger, sinon il devient la seconde victime. Ensuite, il repère ce qui menace la vie avant de demander du renfort. Enfin, il agit sur la détresse identifiée. Ainsi, chaque action prépare la suivante sans perte de temps.
Cet enchaînement évite deux erreurs fréquentes sur le terrain. En effet, un secouriste pressé se précipite parfois vers la victime, au mépris du danger. À l’inverse, un témoin isolé alerte sans avoir observé les signes vitaux. Par conséquent, le régulateur reçoit un message imprécis.
| Action | Ce que fait le sauveteur | L’erreur à éviter |
|---|---|---|
| Protéger | Supprimer ou isoler le danger, puis baliser la zone | S’exposer soi-même au risque |
| Examiner | Chercher saignement, étouffement, conscience, respiration | Sauter une étape de l’examen |
| Alerter | Transmettre un message précis au 15, au 18 ou au 112 | Raccrocher avant la fin de l’échange |
| Secourir | Réaliser le geste correspondant au signe repéré | Improviser un geste jamais appris |
Comment protéger sans devenir la seconde victime ?
Protéger consiste à supprimer le danger, à l’isoler, ou à soustraire la victime. Toutefois, le sauveteur n’agit jamais au prix de sa propre sécurité. En effet, un secouriste blessé double simplement le nombre de victimes. C’est pourquoi la protection commence par une observation rapide de la zone. Ensuite seulement, le SST approche la personne.
La suppression du danger reste la solution la plus sûre. Par exemple, un opérateur actionne l’arrêt d’urgence, puis coupe l’alimentation de la machine. De même, un chef d’équipe consigne une armoire électrique avant toute approche. Cependant, certains risques ne disparaissent pas : le sauveteur les isole alors par un balisage.
Un accident de circulation illustre bien cette étape. Ainsi, le SST allume les feux de détresse, puis éloigne les témoins de la zone.
Quand pratiquer un dégagement d’urgence ?
Le dégagement d’urgence est le déplacement immédiat d’une victime exposée à un danger mortel. Cependant, il n’intervient que si la suppression et l’isolement du danger restent impossibles. En effet, tout déplacement risque d’aggraver une lésion, notamment au niveau du rachis. Ainsi, le sauveteur réserve ce geste aux situations sans alternative.
Le SST prépare son dégagement avant de toucher la victime. D’abord, il choisit un trajet court, dégagé et repéré à l’avance. Ensuite, il saisit la personne par les chevilles ou par les poignets. Enfin, il la tire en un seul mouvement, jusqu’à une zone sûre.
Un incendie, une atmosphère toxique ou une immersion justifient ce recours. En revanche, une simple chute de plain-pied ne le justifie jamais.
Autrement dit, le danger doit rester vital, immédiat et impossible à supprimer.
Comment examiner la victime en quelques secondes ?
Examiner consiste à rechercher les signes qui menacent immédiatement la vie de la victime. Ainsi, le sauveteur suit un ordre strict, du plus grave au moins grave. D’abord, il cherche un saignement abondant. Ensuite, il vérifie l’étouffement, puis la conscience, puis la respiration. En effet, chaque réponse déclenche un geste de secours différent.
Cet examen dure moins d’une minute. Toutefois, il conditionne toute la suite. Voici l’ordre exact enseigné en formation :
- Le saignement abondant : d’abord, cherchez un sang qui s’écoule sans s’arrêter. Ainsi, la compression directe s’impose sans attendre.
- L’étouffement : ensuite, vérifiez si la victime parle, tousse ou respire encore. En effet, une obstruction totale supprime tout son.
- La conscience : puis, posez une question simple et demandez un serrement de main. Cependant, l’absence de réaction impose la suite immédiate.
- La respiration : enfin, libérez les voies aériennes, puis observez le ventre pendant dix secondes.
Cet ordre n’a rien d’arbitraire. En effet, une hémorragie externe peut tuer en quelques minutes. C’est pourquoi le saignement passe avant tout.
Qui alerter, et que faut-il dire aux secours ?
Alerter consiste à transmettre un message clair au service d’urgence adapté. En France, plusieurs numéros d’urgence gratuits répondent en permanence. Le référentiel SST en retient quatre : le 15, le 18, le 112 et le 114, réservé aux personnes sourdes ou malentendantes et joignable par SMS. D’abord, le 15 joint le SAMU pour une urgence médicale. Ensuite, le 18 joint les sapeurs-pompiers. Enfin, le 112 fonctionne partout dans l’Union européenne. Toutefois, chaque entreprise fixe aussi ses propres consignes internes.
Le message suit toujours la même trame. Ainsi, le sauveteur donne son numéro d’appel, puis le lieu exact de l’accident. Ensuite, il décrit la nature du sinistre et le nombre de victimes. De plus, il précise l’état de chaque personne et les gestes déjà réalisés. Enfin, il ne raccroche jamais avant l’accord du médecin régulateur.
Le référentiel distingue « alerter » et « faire alerter ». En effet, un témoin présent devient le messager, tandis que le SST reste auprès de la victime. Par ailleurs, certains sites imposent d’appeler d’abord l’infirmerie ou le poste de garde.
Vos consignes d’alerte sont-elles à jour ? Nos formateurs adaptent les mises en situation à vos machines, à vos locaux et à vos numéros internes. Parlez-en à un conseiller.
Comment secourir la victime selon le plan d’intervention SST ?
Secourir consiste à pratiquer le geste adapté au signe repéré pendant l’examen. Ainsi, un saignement abondant impose une compression directe et continue. En revanche, une victime inconsciente qui respire se place en position latérale de sécurité. Cependant, après un traumatisme ou lorsque l’origine reste inconnue, elle est laissée sur le dos, la tête basculée pour garder les voies aériennes libres. De plus, une victime qui ne respire plus reçoit une réanimation cardio-pulmonaire immédiate.
Le défibrillateur automatisé externe complète cette dernière situation. En effet, le sauveteur l’installe dès qu’un appareil se trouve à proximité. Puis il suit les instructions vocales, sans interrompre longtemps les compressions. Retrouvez les règles d’équipement dans notre article sur le défibrillateur en entreprise.
Le SST surveille ensuite la victime jusqu’à l’arrivée des professionnels. Par ailleurs, il la couvre et la rassure. Enfin, il transmet aux secours ce qu’il a vu et ce qu’il a fait.
Comment appliquer protéger, examiner, alerter, secourir sur votre site ?
Appliquer protéger, examiner, alerter, secourir suppose une organisation préparée à l’avance. En effet, un secouriste seul ne couvre jamais tous les horaires d’un site. Ainsi, l’employeur recense ses risques, forme assez de salariés, puis affiche ses consignes. De plus, il vérifie le matériel et entretient les acquis par des exercices réguliers.
- Recensez vos risques par atelier, puis identifiez les accidents les plus probables.
- Formez plusieurs salariés au certificat SST, sur chaque site et chaque plage horaire.
- Affichez les consignes d’alerte : numéros internes, 15, 18, 112, et adresse précise du site.
- Équipez les zones sensibles : trousse de secours, défibrillateur et moyens d’arrêt d’urgence.
- Planifiez les recyclages avant l’échéance des vingt-quatre mois, sans laisser expirer un certificat.
Par ailleurs, le Code du travail impose un salarié formé aux premiers secours dans certains ateliers. En effet, l’article R4224-15 vise les travaux dangereux. Pour dimensionner vos effectifs, lisez notre analyse sur le nombre de secouristes à prévoir dans une entreprise.
Où apprendre à protéger, examiner, alerter, secourir ?
Apprendre à protéger, examiner, alerter, secourir passe par la formation de sauveteur secouriste du travail. Ainsi, le parcours initial dure 14 heures, réparties sur deux journées. Ensuite, le certificat obtenu reste valable 24 mois. Enfin, un maintien et actualisation des compétences de 7 heures le renouvelle. Chez FORMAFORCE®, ce parcours démarre à partir de 150 €.
FORMAFORCE® by EGS est un organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS. De plus, nos sessions se déroulent en centre ou dans vos locaux. Par ailleurs, les mises en situation reprennent vos propres risques.
Un certificat perd toute valeur au-delà de 24 mois. C’est pourquoi la planification du recyclage compte autant que la formation. Anticipez grâce à notre guide du recyclage SST et de sa périodicité.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Faut-il toujours respecter l’ordre protéger, examiner, alerter, secourir ?
Oui, cet ordre reste la règle enseignée par l’INRS. En effet, il place la sécurité du sauveteur avant tout autre geste. Toutefois, l’examen révèle parfois une détresse immédiate, comme un saignement massif. Dans ce cas, le secouriste comprime aussitôt la plaie, puis fait alerter les secours.
Que signifie « faire alerter » plutôt qu’alerter ?
Faire alerter consiste à confier l’appel à un témoin présent sur place. Ainsi, le sauveteur reste auprès de la victime et poursuit ses gestes. Cependant, il dicte un message précis au messager, puis exige un retour. En revanche, un secouriste isolé appelle lui-même, en mains libres.
Quel numéro composer lors d’un accident du travail ?
Le 15 joint le SAMU pour toute urgence médicale. Ensuite, le 18 joint les sapeurs-pompiers, notamment en cas d’incendie. Enfin, le 112 fonctionne dans toute l’Union européenne. Toutefois, en France, un téléphone dépourvu de carte SIM ne permet plus d’appeler les secours : les opérateurs n’acheminent plus ces appels depuis 2004. Toutefois, respectez d’abord les consignes internes de votre entreprise.
Peut-on déplacer une victime pendant l’étape « protéger » ?
Seulement en dernier recours, par un dégagement d’urgence. En effet, le déplacement risque d’aggraver les lésions existantes. Ainsi, le sauveteur y renonce dès qu’il peut supprimer ou isoler le danger. Cependant, un danger vital et immédiat justifie ce geste, par un trajet court.
Combien de temps le certificat SST reste-t-il valable ?
Le certificat de sauveteur secouriste du travail reste valable 24 mois. Ensuite, un maintien et actualisation des compétences de 7 heures le prolonge. Toutefois, un certificat expiré interdit d’exercer comme SST. Le salarié peut suivre un MAC de 7 heures pour recouvrer sa certification ; l’INRS conseille de refaire les 14 heures initiales seulement si le délai écoulé compromet la réussite aux épreuves certificatives. C’est pourquoi la plupart des entreprises planifient ce recyclage plusieurs mois à l’avance.
Protéger, examiner, alerter, secourir : est-ce valable pour un malaise ?
Oui, la trame reste identique devant un malaise. D’abord, le sauveteur écarte le danger éventuel, puis examine la personne. Ensuite, il alerte le 15 et décrit précisément les signes observés. Enfin, il met la victime au repos et applique les consignes du régulateur.
Vos secouristes sauront-ils réagir dans le bon ordre demain matin ? Bâtissons ensemble votre plan de formation.
Demander un devis gratuitSources et références : INRS – Document de référence du dispositif SST (V8 – 01/2021) ; INRS – Guide des données techniques et conduites à tenir SST (V5.01/2024) ; INRS – Sauvetage et secourisme du travail, pourquoi se former ; INRS – Obligations de l’employeur en matière de formation aux premiers secours ; Ministère de l’Intérieur – Les numéros d’urgence nationaux. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


