Accidents du travail : ce que révèle le bilan 2024 de l’Assurance Maladie
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Les accidents du travail reculent légèrement en France, mais les maladies professionnelles progressent nettement. En effet, le bilan 2024 de l’Assurance Maladie recense 549 614 accidents avec arrêt ou incapacité. Ainsi, l’indice de fréquence s’établit à 26,4 pour 1 000 salariés, tous secteurs confondus.
- En 2024, les accidents du travail reculent de 1,1 % en premier règlement.
- L’indice de fréquence national atteint 26,4 accidents pour 1 000 salariés.
- De plus, les maladies professionnelles augmentent de 6,7 %, portées par les troubles musculo-squelettiques.
- En outre, les TMS représentent près de 90 % des maladies professionnelles reconnues.
- Enfin, les indemnités journalières deviennent le premier poste de dépenses de la branche.
Que disent les chiffres 2024 des accidents du travail ?
Le rapport annuel de l’Assurance Maladie – Risques professionnels publie chaque année la sinistralité du régime général. Ainsi, l’édition portant sur 2024 a été diffusée début 2026. En effet, elle recense 549 614 accidents du travail réglés avec arrêt ou incapacité permanente.
De plus, cette statistique porte sur près de 20,8 millions de salariés couverts. Par conséquent, l’indice de fréquence de 26,4 pour 1 000 constitue le repère national. En outre, la baisse annuelle atteint 1,1 %, ce qui traduit une stabilisation plus qu’un progrès marqué.
Par ailleurs, les accidents de trajet progressent légèrement, de 0,7 %.
Autrement dit, le trajet domicile-travail résiste aux efforts de prévention menés en interne.
Pourquoi les maladies professionnelles augmentent-elles ?
Les maladies professionnelles reconnues progressent de 6,7 % sur l’année. En effet, les troubles musculo-squelettiques augmentent de 6,6 % et représentent près de 90 % du total. Ainsi, la manutention manuelle et les postures contraignantes restent le premier facteur de dégradation de la santé au travail.
De plus, les pathologies liées à l’amiante progressent de 8,5 %. Par conséquent, l’héritage des expositions passées continue de peser. En outre, les affections psychiques hors tableau augmentent de 9 %, ce qui traduit une évolution de la reconnaissance autant que du risque.
| Indicateur | Valeur 2024 | Évolution |
|---|---|---|
| Accidents du travail avec arrêt ou incapacité | 549 614 | En baisse de 1,1 % |
| Indice de fréquence national | 26,4 ‰ | Repère tous secteurs |
| Accidents de trajet | — | En hausse de 0,7 % |
| Maladies professionnelles | — | En hausse de 6,7 % |
| Indemnités journalières AT/MP | 4,9 Md€ | En hausse de 10,8 % |
Ces données proviennent du rapport annuel de la branche. Toutefois, elles couvrent le régime général, hors régimes spéciaux et fonction publique.
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Le BTP concentre-t-il le plus d’accidents du travail ?
Le bâtiment et les travaux publics affichent une sinistralité nettement supérieure à la moyenne nationale. Ainsi, l’indice de fréquence du secteur se situe bien au-dessus de 26,4 pour 1 000. En effet, chutes de hauteur, manutentions et circulations d’engins s’y cumulent.
De plus, la gravité y est plus élevée qu’ailleurs. Par conséquent, un accident du travail dans le BTP entraîne en moyenne des arrêts plus longs. En outre, les accidents mortels y restent surreprésentés au regard des effectifs.
Par ailleurs, la logistique n’est pas épargnée. En effet, la manutention et la circulation d’engins y produisent une sinistralité supérieure à la moyenne nationale. Ainsi, deux secteurs clés de nos formations concentrent une part notable des accidents du travail les plus graves.
Combien coûtent les accidents du travail à la collectivité ?
Les indemnités journalières versées au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles atteignent 4,9 milliards d’euros. Ainsi, elles deviennent pour la première fois le premier poste de dépenses de la branche. En effet, elles progressent de 10,8 % sur l’année.
De plus, ce coût collectif se répercute sur les entreprises par la tarification. Par conséquent, un sinistre grave pèse plusieurs années sur le taux de cotisation. Notre article sur le taux AT/MP explique ce mécanisme en détail.
Que retenir pour la conduite d’engins ?
Les accidents du travail liés aux engins combinent trois familles de causes : le heurt, le renversement et la chute de hauteur. Ainsi, ils concentrent une part importante des accidents graves. En effet, la masse et l’énergie en jeu laissent peu de place à l’erreur.
De plus, la prévention repose sur des leviers connus. Notamment, la séparation des flux, la formation à la conduite et la vérification des équipements produisent des résultats mesurables. Par ailleurs, notre article sur la circulation des piétons et des chariots détaille ces mesures.
Comment utiliser ces chiffres d’accidents du travail ?
Les statistiques nationales d’accidents du travail servent de point de comparaison, pas de diagnostic. Ainsi, chaque entreprise doit calculer ses propres indicateurs pour se situer. En pratique, cinq étapes suffisent à transformer ces données en plan d’action.
- Calculer votre indice de fréquence : accidents avec arrêt rapportés à l’effectif, pour 1 000 salariés.
- Comparer à votre secteur : utiliser les statistiques de votre comité technique national, pas la moyenne nationale.
- Analyser les causes : conduire un arbre des causes sur les accidents graves et les presque-accidents.
- Prioriser les actions : traiter d’abord les risques à forte gravité, même s’ils sont rares.
- Mesurer l’effet : suivre l’indicateur sur trois ans, une année seule ne signifie rien.
Enfin, la formation reste un levier direct. De ce fait, elle figure parmi les mesures les plus rapidement mobilisables.
Quelle place pour la formation ?
La formation ne supprime pas un risque, mais elle réduit fortement la probabilité d’erreur à l’origine des accidents du travail. Ainsi, un conducteur formé anticipe les situations que l’organisation n’a pas prévues. En effet, les accidents du travail les plus fréquents naissent d’écarts de pratique, pas de défaillances matérielles.
Chez FORMAFORCE®, les CACES® démarrent à partir de 250 €, le SST à partir de 150 €, l’AIPR à partir de 150 € et l’habilitation électrique à partir de 250 €. De plus, nous sommes organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS pour les référentiels R482 à R490. Nos deux centres se trouvent à Saint-Thibault-des-Vignes et à Liévin.
Un accident évité ne se voit pas dans les statistiques. Il se voit dans votre cotisation.
Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Qu’est-ce que l’indice de fréquence ?
L’indice de fréquence rapporte le nombre d’accidents du travail avec arrêt à l’effectif salarié, pour 1 000 salariés. Ainsi, il permet de comparer des entreprises de tailles différentes. En revanche, il ne dit rien de la gravité : un site peut afficher peu d’accidents, mais très sévères.
Où trouver les statistiques de mon secteur ?
L’Assurance Maladie – Risques professionnels publie chaque année des données par comité technique national et par code risque. Ainsi, vous comparez ce qui est comparable. De plus, votre CARSAT peut vous transmettre les repères propres à votre activité.
Les chiffres couvrent-ils toute la France ?
Ils couvrent le régime général, soit près de 20,8 millions de salariés. En revanche, la fonction publique, les régimes spéciaux et les indépendants relèvent d’autres statistiques. Par conséquent, une comparaison entre sources différentes demande des précautions.
Pourquoi les TMS progressent-ils autant ?
Les troubles musculo-squelettiques résultent d’expositions répétées à la manutention, aux postures contraignantes et aux vibrations. Ainsi, ils se déclarent après plusieurs années. De plus, leur reconnaissance s’est améliorée, ce qui augmente mécaniquement le nombre de cas enregistrés.
Un presque-accident doit-il être enregistré ?
Aucune obligation légale ne l’impose, mais l’intérêt est considérable. En effet, les presque-accidents sont bien plus nombreux que les accidents et révèlent les mêmes causes. Ainsi, leur analyse permet d’agir avant que la gravité ne se réalise.
La baisse des accidents signifie-t-elle un progrès ?
Une baisse de 1,1 % des accidents du travail reste modeste et peut refléter des variations d’activité. Ainsi, il faut lire la tendance sur plusieurs années. De plus, la hausse simultanée des maladies professionnelles montre que le risque se déplace plus qu’il ne disparaît.
Comparez vos accidents du travail à ceux de votre secteur, puis agissez là où la gravité est la plus forte.
Demander un devis gratuitSources et références : Assurance Maladie — rapport annuel 2024 Risques professionnels · Assurance Maladie — L’Essentiel 2024, santé et sécurité au travail · Assurance Maladie — rapports annuels · Code du travail, article L4121-1. Données à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


