La vitesse de vent qui impose d’arrêter une grue à tour s’établit le plus souvent à 72 km/h, soit 20 m/s. Toutefois, ce chiffre reste un repère : la notice du constructeur fixe la vraie limite. Ainsi, dès ce niveau, le grutier stoppe le levage et met la grue en girouette.
Par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® · Lecture : 8 min
- Le seuil courant d’arrêt et de mise en girouette est de 72 km/h (20 m/s), retenu par la recommandation R406 de la CNAM.
- La notice du constructeur prime : la limite dépend de la prise au vent de la charge levée.
- Chaque grue à tour doit posséder un anémomètre en service ; une pré-alarme se déclenche souvent vers 50 km/h.
- Pour les charges très exposées (banches, panneaux), l’arrêt intervient dès 40 km/h environ.
- Hors service, la grue en girouette pivote librement et s’oriente face au vent, ce qui limite le risque de renversement.
À partir de quelle vitesse de vent arrête-t-on une grue à tour ?
La vitesse de vent qui impose l’arrêt d’une grue à tour atteint le plus souvent 72 km/h, soit 20 m/s. À ce niveau, le grutier cesse tout levage et met l’appareil en girouette. Néanmoins, ce chiffre reste une valeur de référence. En effet, chaque grue à tour possède sa propre vitesse de vent limite, fixée par le fabricant.
Ce seuil de 72 km/h correspond à un vent violent, proche de la force 8 sur l’échelle de Beaufort. Par ailleurs, la recommandation R406 de la CNAM le retient comme repère pour les grues à tour de chantier. De plus, l’OPPBTP rappelle la même valeur dans ses fiches de prévention. Ainsi, dès 72 km/h, poursuivre le travail expose l’appareil à un risque de renversement.
Qu’est-ce que la mise en girouette d’une grue à tour ?
La mise en girouette consiste à libérer l’orientation de la flèche, une fois la grue hors service. Ainsi, la grue à tour pivote librement et s’aligne sur le vent. De ce fait, elle offre la plus faible prise possible aux rafales. En somme, cette position réduit fortement le risque de basculement pendant les tempêtes.
D’abord, le grutier débloque le frein d’orientation avant de quitter son poste. Par ailleurs, une grue à tour bien entretenue supporte alors des vents de tempête, souvent au-delà de 150 km/h. Toutefois, cette tenue dépend du modèle et de la notice.
Pourquoi la notice du constructeur prime-t-elle sur le seuil de 72 km/h ?
La notice du constructeur fixe la limite réelle de vent de chaque grue à tour. En effet, le fabricant calcule cette valeur selon la surface de la charge et sa prise au vent. Par conséquent, le seuil de 72 km/h ne vaut que pour une charge courante. Pour une charge très exposée, la limite descend nettement plus bas.
Une charge à forte prise au vent agit comme une voile. Ainsi, un panneau ou une banche capte le vent bien avant le crochet nu. De ce fait, la notice impose souvent d’arrêter ces levages dès 40 km/h environ. C’est pourquoi le grutier consulte toujours le tableau de charges du fabricant. Ce document indique, pour chaque configuration, la vitesse de vent à ne pas dépasser.
Quels seuils de vent retenir selon la charge ?
Aucune vitesse de vent unique ne s’applique à toutes les grues à tour. En réalité, le seuil varie selon la charge, la région et la notice. Toutefois, plusieurs valeurs font référence sur les chantiers. Le tableau ci-dessous les récapitule, à titre indicatif et sous réserve des consignes du fabricant.
| Situation | Vitesse de vent | Conduite à tenir |
|---|---|---|
| Charges très exposées (banches, panneaux) | ~40 km/h | Arrêt de ces levages sensibles |
| Pré-alarme anémomètre | ~50 km/h | Vigilance renforcée, manœuvres réduites |
| Arrêt général et mise en girouette | 72 km/h | Fin du travail, grue sécurisée |
| Grue en girouette (hors service) | > 150 km/h | Tenue à la tempête, selon la notice |
Ces valeurs restent des ordres de grandeur, jamais des règles universelles. En effet, un site exposé ou une flèche en grande hauteur modifie la donne. Par ailleurs, deux grues voisines peuvent afficher des limites différentes. De ce fait, seul le tableau de charges de votre grue fait foi.
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Demander un devis gratuitL’anémomètre est-il obligatoire sur une grue à tour ?
Oui, chaque grue à tour doit disposer d’un anémomètre en état de marche. Cet appareil mesure la vitesse de vent en continu, en haut de la flèche. Ensuite, il informe le grutier et déclenche une alarme au seuil réglé. Ainsi, l’équipe réagit avant que le vent n’atteigne la limite dangereuse.
En général, l’anémomètre émet une pré-alarme autour de 50 km/h. Dès ce signal, le grutier interrompt les manœuvres les plus sensibles. Puis, à 72 km/h, il arrête complètement et met la grue en girouette. Par ailleurs, l’article R4323-46 du Code du travail impose de suivre l’évolution de la météo. De plus, la vérification de l’anémomètre figure dans les contrôles périodiques de l’appareil.
Que faire quand la vitesse de vent monte ?
Quand la vitesse de vent monte, le grutier applique une procédure claire et progressive. D’abord, il surveille l’anémomètre et les prévisions météo locales. Ensuite, il adapte les levages, puis les suspend. Enfin, il sécurise la grue à tour en girouette. Voici les étapes recommandées, du premier signe d’alerte à la mise hors service.
- Surveillez l’anémomètre et consultez les prévisions de vent avant chaque poste.
- Réduisez ou stoppez les levages de charges à forte prise au vent dès 40 km/h.
- Renforcez la vigilance à la pré-alarme, autour de 50 km/h.
- Arrêtez tout levage à 72 km/h, puis posez la charge au sol en sécurité.
- Mettez la grue en girouette en libérant l’orientation de la flèche.
Cette progression évite les décisions prises dans l’urgence. En effet, un vent fort se lève parfois en quelques minutes. Par conséquent, anticiper reste la meilleure protection contre le renversement. Enfin, en fin de poste, la grue passe toujours en girouette, même par temps calme.
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Pourquoi le vent peut-il renverser une grue à tour ?
Le vent exerce une poussée sur la flèche, le contrepoids et la charge d’une grue à tour. Au-delà d’un certain seuil, cette poussée dépasse la stabilité de l’appareil. De ce fait, la grue risque de basculer ou de subir des dégâts. C’est pourquoi la recommandation R406 cible précisément ce risque de renversement.
La CNAM a publié la recommandation R406 pour prévenir ces accidents. En effet, ce texte détaille les mesures qui garantissent la stabilité des grues à tour. Notamment, il exige des tableaux de charges, un anémomètre et des consignes de vent claires. Par ailleurs, la résistance du sol et l’ancrage comptent tout autant. De ce fait, la prévention du renversement combine machine, chantier et organisation.
Qui décide d’arrêter la grue par vent fort ?
La décision d’arrêter revient d’abord au grutier, seul juge à son poste. Toutefois, l’employeur reste responsable des consignes et des moyens fournis. En effet, il doit remettre la notice, l’anémomètre et les procédures de vent. Ainsi, la sécurité repose sur un binôme : un conducteur formé et un employeur organisé.
Le Code du travail confie à l’employeur une obligation forte en matière de sécurité. Par conséquent, il fournit les moyens de suivre la météo et d’arrêter à temps. De plus, il délivre une autorisation de conduite au grutier compétent. Cependant, sur le terrain, le conducteur garde toujours la main pour stopper la manœuvre.
Quelle formation pour conduire une grue à tour en sécurité ?
La conduite d’une grue à tour demande le CACES R487 et une autorisation de conduite. Cette formation enseigne la lecture du vent, la notice et la mise en girouette. Ainsi, le futur grutier apprend à décider vite et juste. De plus, un recyclage régulier entretient ces réflexes de sécurité.
Chez FORMAFORCE, la préparation au CACES R487 pour grues à tour couvre ces consignes de vent. Par ailleurs, notre guide pour devenir grutier détaille le métier et ses débouchés. Notamment, chaque stagiaire s’entraîne à gérer une montée du vent, l’anémomètre et le tableau de charges. Le tarif du R487 s’établit sur devis, selon votre projet.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
À quelle vitesse de vent faut-il arrêter une grue à tour ?
En général, on arrête une grue à tour et on la met en girouette à 72 km/h, soit 20 m/s. Toutefois, ce seuil baisse pour les charges très exposées au vent. La notice du constructeur fixe la limite exacte de chaque appareil.
Que veut dire mettre une grue en girouette ?
Mettre une grue en girouette, c’est libérer sa flèche hors service. Ainsi, l’appareil pivote seul et s’oriente face au vent. De ce fait, il oppose la plus faible surface aux rafales. Cette position réduit nettement le risque de renversement par gros temps.
Une grue à tour est-elle dangereuse par vent fort ?
Par vent fort, une grue à tour peut basculer si l’on poursuit le travail. En effet, le vent pousse sur la flèche, la charge et le contrepoids. C’est pourquoi la recommandation R406 impose des seuils et un anémomètre. Respecter ces consignes écarte l’essentiel du danger.
L’anémomètre est-il vraiment obligatoire ?
Oui, chaque grue à tour doit posséder un anémomètre en service. Cet appareil mesure la vitesse du vent et alerte le grutier. En général, une pré-alarme se déclenche vers 50 km/h. Le Code du travail impose ces moyens de mesure et de prévision météo.
Le seuil de 72 km/h est-il une obligation légale ?
Ce seuil de 72 km/h vient de la recommandation R406 et des notices, pas d’un chiffre légal unique. En revanche, le Code du travail impose bien d’arrêter dès que la météo menace la sécurité. Ainsi, la notice du constructeur reste la référence à appliquer.
Faut-il un CACES pour conduire une grue à tour ?
Pour conduire une grue à tour, le CACES R487 sert de preuve d’aptitude. Toutefois, c’est l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur qui rend la conduite légale. Ce CACES repose sur les recommandations de la CNAM. Ensemble, ces éléments garantissent une conduite sûre.
Sources et références : Code du travail, article R4323-46 (Légifrance) ; OPPBTP – vitesse limite du vent pour une grue à tour ; INRS ED 6176 – Grues à tour, détermination de la configuration. La recommandation R406 de la CNAM encadre la prévention du risque de renversement des grues à tour sous l’effet du vent. Réglementation à jour en juillet 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.
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