Technicien IRVE : le métier qui accompagne l’électrification
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Le métier de technicien IRVE consiste à étudier, poser, raccorder puis maintenir les points de recharge pour véhicules électriques. En effet, deux titres bien distincts l’encadrent : l’habilitation électrique, signée par l’employeur, et la qualification IRVE, portée par l’entreprise. Ainsi, ce poste reste ouvert aux électriciens comme aux profils en reconversion.
- Le sigle IRVE désigne une infrastructure de recharge pour véhicule électrique.
- Au-delà de 3,7 kW, l’article D. 353-2 du code de l’énergie impose une qualification à l’entreprise.
- Les points de recharge s’installent par des professionnels habilités, au titre de l’article R4544-9 du Code du travail.
- Les formations P1, P2 et P3 nourrissent des indices de qualification valables 4 ans.
- Chez FORMAFORCE®, l’habilitation électrique démarre à 250 €, en initial comme en recyclage.
En quoi consiste le métier de technicien IRVE ?
Le métier de technicien IRVE regroupe l’étude, la pose, le raccordement, la mise en service et la maintenance des points de charge. Ainsi, ce professionnel intervient en maison individuelle, en copropriété, en entreprise, sur parking public et sur voirie. En outre, il paramètre la communication de la borne, puis vérifie la conformité de l’installation.
Ce poste est né de l’électrification rapide du parc automobile. Par exemple, notre guide sur les habilitations exigées pour poser une borne de recharge détaille ce socle réglementaire.
À quoi ressemble une journée d’installation de bornes ?
Une journée type enchaîne un diagnostic, une pose et une mise en service. D’abord, le technicien mesure la puissance disponible au tableau général. Ensuite, il tire les câbles, fixe la borne et crée un circuit dédié. Enfin, il teste une charge complète, puis remet au client un rapport daté.
Les chantiers varient beaucoup selon le donneur d’ordre. Par exemple, une copropriété impose une infrastructure collective et un comptage par utilisateur.
La qualification IRVE est-elle obligatoire pour installer ?
La qualification IRVE obligatoire vise toute infrastructure dont la puissance dépasse 3,7 kW. En effet, l’article D. 353-2 du code de l’énergie réserve ces travaux aux professionnels titulaires d’une qualification. Cependant, une exception cumulative subsiste : puissance inférieure ou égale à 3,7 kW, bâtiment d’habitation privé et accès fermé au public.
Cette obligation vient du décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017. Toutefois, le décret n° 2024-649 du 30 juin 2024 l’a recodifiée à l’article D. 353-2 du code de l’énergie.
En habitat collectif, le critère change de nature. En effet, tout projet créant au moins quatre points de charge exige la qualification, quelle que soit la puissance.
P1, P2, P3 : que couvre chaque niveau de qualification ?
Les référentiels nationaux P1, P2 et P3 décrivent trois niveaux de compétence croissants. Ainsi, P1 couvre la charge en courant alternatif sans communication, P2 les bornes communicantes et supervisées, P3 la recharge rapide en courant continu. En outre, l’arrêté du 27 octobre 2021 fixe leur contenu minimal, applicable depuis le 1er juillet 2022.
| Parcours de formation | Ce qu’il couvre | Indice de qualification |
|---|---|---|
| P1 | Bornes en courant alternatif, sans communication | IRVE1, moins de 36 kVA |
| P2 | Bornes communicantes, avec supervision | IRVE2, plus de 36 kVA |
| P3 | Recharge rapide en courant continu | IRVE3 |
| Maintenance | Entretien et dépannage du parc installé | IRVEMA1 à IRVEMA3 |
| Études de conception | Dimensionnement électrique du projet | IRVET |
Attention à ne pas confondre la formation et la qualification. En effet, P1, P2 et P3 désignent des parcours suivis par un salarié, tandis que l’organisme qualifie l’entreprise. Ainsi, Qualifelec, AFNOR Certification et Qualit’EnR délivrent un certificat valable quatre ans, avec un suivi annuel.
Quelle habilitation électrique le technicien IRVE doit-il détenir ?
L’habilitation électrique est la reconnaissance, par l’employeur, de la capacité d’un salarié à opérer près du courant. Ainsi, l’article R4544-9 du Code du travail la rend obligatoire, et l’article D. 353-2 du code de l’énergie la rappelle pour les points de recharge. En pratique, une habilitation électrique BR couvre les interventions générales en basse tension.
Le symbole dépend des tâches réelles, jamais du secteur d’activité. Par exemple, B1V vise l’exécutant électricien au voisinage, tandis que B2V correspond au chargé de travaux.
La norme NF C 18-510, visée par l’article R4544-3, encadre ces opérations. Toutefois, aucun texte ne fixe de durée de validité au titre lui-même. En règle générale, un recyclage intervient tous les trois ans environ. Pour trancher entre deux symboles voisins, notre comparatif BS ou BR selon les interventions aide à décider.
Un avis médical conditionne-t-il désormais le titre ?
Depuis le 1er octobre 2025, une attestation d’absence de contre-indication médicale précède la délivrance du titre. En effet, le décret n° 2025-355 du 18 avril 2025 a modifié l’article R4544-9 du Code du travail. Ainsi, ce document, valable cinq ans au maximum, remplace l’ancien avis d’aptitude, et le suivi individuel renforcé ne s’applique plus à ces postes.
Le médecin du travail établit l’attestation après un examen dédié. Pour le détail des échéances, consultez notre point sur ce que le décret 2025-355 change depuis octobre 2025.
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Quelles compétences le métier de technicien IRVE réclame-t-il ?
Le métier de technicien IRVE réunit trois familles de compétences. D’abord, la base électrique : schémas, régimes de neutre, protections différentielles et continuité des masses. Ensuite, la dimension numérique : paramétrage, protocole de communication et gestion dynamique de la puissance. Enfin, la relation client, car chaque mise en service s’accompagne d’une explication d’usage.
La norme NF C 15-100 régit l’installation basse tension du bâtiment. En effet, un circuit dédié, une protection différentielle adaptée et une liaison de terre conditionnent la conformité.
Comment devenir installateur de bornes de recharge ?
L’accès reste ouvert à tout profil maîtrisant les fondamentaux de l’électricité. Selon France Travail, la fiche métier F1628 situe l’entrée entre le CAP et le niveau bac + 2. Ainsi, CAP électricien, baccalauréat professionnel MELEC, BTS électrotechnique et BUT GEII y conduisent. Cependant, une formation borne de recharge complète toujours ce socle initial.
- Consolidez le socle électrique — schémas, mesures et régimes de neutre.
- Passez l’habilitation électrique — le symbole suit les tâches confiées.
- Obtenez l’attestation médicale — elle vaut cinq ans au maximum.
- Suivez le parcours P1 — il ouvre ensuite l’accès à P2, puis à P3.
- Ajoutez l’AIPR si le sol s’ouvre — les tranchées près des réseaux l’exigent.
- Complétez par le CACES R486 — les bornes sous ombrière imposent une nacelle.
- Rejoignez une entreprise qualifiée — elle vous formera à ses gammes.
Le financement emprunte plusieurs voies selon votre statut. En effet, l’OPCO de branche, le plan de développement des compétences et France Travail interviennent tour à tour. En revanche, FORMAFORCE ne mobilise pas le CPF pour ses sessions.
Quel salaire attendre dans le métier de technicien IRVE ?
Le salaire du technicien IRVE dépend de la convention collective, de la région et des titres détenus. Ainsi, aucune grille nationale propre à ce poste récent n’existe encore. En général, la rémunération suit les grilles des installations électriques ou des travaux publics. Par conséquent, France Travail publie sur sa fiche métier les fourchettes réellement observées.
Trois leviers font ensuite monter la rémunération. D’abord, la maîtrise de la recharge rapide en courant continu se paie. Ensuite, la fonction de référent technique ouvre un positionnement supérieur.
Quels secteurs recrutent et quelles évolutions s’ouvrent ?
Cinq marchés portent la demande : copropriétés, flottes d’entreprise, sites logistiques, réseaux publics et concessions automobiles. En effet, France Travail classe l’installation de bornes parmi les métiers en tension de recrutement. Par ailleurs, la maintenance du parc déjà posé crée une seconde vague de postes.
Les évolutions internes arrivent vite. Par exemple, l’arrêté du 27 octobre 2021 impose un référent technique par tranche de vingt collaborateurs affectés aux IRVE.
Notamment, les habilitations qui recrutent en data center et en photovoltaïque se recoupent largement avec ce parcours. De même, le technicien de maintenance industrielle cumule souvent nacelle et titre électrique.
Comment FORMAFORCE prépare-t-elle à ces interventions ?
FORMAFORCE® ne délivre pas la qualification IRVE, réservée aux organismes agréés. En revanche, l’organisme forme au socle de sécurité qui la conditionne. Ainsi, l’habilitation électrique démarre à 250 €, en initial comme en recyclage. Par ailleurs, l’AIPR à partir de 150 € et le CACES R486 à partir de 450 € complètent utilement le parcours.
Les sessions se déroulent en centre, sur votre site ou en e-learning. En effet, deux centres accueillent les stagiaires : Saint-Thibault-des-Vignes et Liévin. En outre, l’organisme est certifié Qualiopi et testeur habilité INRS pour les référentiels R482 à R490.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Le métier de technicien IRVE est-il ouvert aux débutants ?
Oui, à condition de disposer d’une base électrique solide. En effet, les entreprises recrutent des profils formés, puis les accompagnent en binôme. Toutefois, l’habilitation électrique reste la condition d’accès au chantier, sans exception. Ensuite, la montée en autonomie se joue sur la qualité du raccordement et sur la mise en service supervisée.
Faut-il un diplôme d’électricien pour installer une borne ?
Aucun texte n’impose de diplôme précis. Cependant, l’article D. 353-2 du code de l’énergie exige un professionnel habilité et une entreprise qualifiée. En pratique, le CAP électricien et le baccalauréat professionnel MELEC restent les portes d’entrée les plus fréquentes. Par ailleurs, un électricien confirmé se reconvertit en quelques jours de formation.
La qualification appartient-elle au salarié ou à l’entreprise ?
Elle est attribuée à l’entreprise, pour quatre ans. Cependant, son obtention suppose des salariés formés aux référentiels P1, P2 ou P3, ainsi que des références de chantiers. Par conséquent, la compétence individuelle nourrit directement la qualification collective.
Une habilitation BR suffit-elle sur un chantier de recharge ?
Tout dépend des opérations réellement confiées. En général, BR couvre les interventions générales en basse tension, dépannage et mise en service compris. En revanche, la consignation relève de BC, et le travail au voisinage renforcé impose l’indice V. De ce fait, le titre doit être lu avant chaque affectation.
Quand faut-il ajouter l’AIPR ou le CACES R486 ?
L’AIPR devient nécessaire dès que le chantier ouvre le sol près de réseaux enterrés. Ensuite, le CACES R486 s’impose pour conduire une nacelle élévatrice. Ces deux titres valent cinq ans. De ce fait, planifiez leurs échéances avec celle du titre électrique.
Le technicien IRVE intervient-il aussi sur les véhicules ?
Non, ces deux périmètres restent séparés. En effet, la borne relève de la norme NF C 18-510 et de l’installation du bâtiment. En revanche, les opérations sur un véhicule relèvent de la norme NF C 18-550 et des symboles B1VL, B2VL ou BCL.
Sources et références : décret n° 2024-649 du 30 juin 2024 (article D. 353-2 du code de l’énergie, Légifrance), arrêté du 27 octobre 2021 relatif aux qualifications IRVE (Légifrance), Code du travail, article R4544-9, France Travail, fiche métier F1628. Réglementation à jour en décembre 2025. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


