Travaux saisonniers agricoles : quel CACES pour un télescopique ?
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Un CACES saisonnier vendanges n’existe pas comme certificat distinct. En effet, le chariot télescopique relève de la catégorie F du référentiel R482. Ainsi, la recommandation R.482A de la CNAM impose ce certificat, même sur une exploitation viticole. Autrement dit, un contrat de trois semaines n’allège jamais l’autorisation de conduite.
- La catégorie F du R482 vise les chariots de manutention tout-terrain, à mât ou à flèche télescopique.
- Ainsi, la recommandation R.482A sert de référence depuis le 1er décembre 2025.
- En outre, le conducteur repasse les épreuves au moins tous les 10 ans.
- Depuis le 1er octobre 2025, une attestation d’absence de contre-indication médicale remplace l’avis d’aptitude.
- Selon France Travail, viticulteurs et arboriculteurs totalisent 83 880 projets de recrutement en 2026.
Quel CACES faut-il pour un télescopique pendant les vendanges ?
Le certificat attendu est le CACES R482 catégorie F. Cette catégorie couvre les chariots de manutention tout-terrain à conducteur porté, à mât ou à flèche télescopique.
Autrement dit, la machine qui charge les bennes de raisin entre dans ce périmètre.
En revanche, le référentiel R489 vise les chariots élévateurs de quai et d’entrepôt.
Ainsi, le CACES saisonnier vendanges désigne simplement ce R482 catégorie F. La frontière se joue sur la conception de l’engin, non sur la culture pratiquée. En effet, un télescopique franchit des dévers, des sols meubles et des rangs détrempés. Sa flèche déporte fortement la charge dès qu’elle sort. Par conséquent, les compétences évaluées diffèrent de celles d’un cariste. Notre comparatif détaille pourquoi le télescopique relève du R482 F et non du R489.
Un saisonnier agricole échappe-t-il au dispositif CACES ?
Non, car la recommandation le dit noir sur blanc. Certes, la R.482A exclut de son champ les matériels spécifiques aux domaines portuaires, aéroportuaires, agricoles et forestiers. Toutefois, elle exige le certificat de la catégorie correspondante dès qu’un engin de chantier visé sert à une activité agricole. Un chariot télescopique agricole reste donc concerné.
Cette précision règle une confusion fréquente dans les exploitations. Une machine à vendanger automotrice ne figure dans aucune catégorie du R482. De ce fait, elle sort du dispositif, faute d’apparaître dans la liste des équipements visés. À l’inverse, le chariot de manutention tout-terrain y figure nommément. Un CACES saisonnier vendanges reste donc exigible sur une exploitation viticole.
La CNAM pilote ce dispositif pour le régime général. Cependant, la recommandation invite aussi les employeurs dont le personnel relève d’un autre régime à y recourir. Les exploitations affiliées à la MSA se trouvent directement visées. Par ailleurs, l’arrêté du 26 septembre 2025 renvoie à un modèle fixé par les ministres chargés du travail et de l’agriculture.
Qui signe l’autorisation de conduite d’un saisonnier titulaire du CACES ?
L’exploitant la signe lui-même, en sa qualité de chef d’établissement. Cette autorisation constitue la véritable obligation réglementaire, aux articles R. 4323-55 et R. 4323-56 du Code du travail. Selon l’INRS, elle reste réglementairement obligatoire pour les engins de chantier des recommandations R.482 et R.482A. Un CACES saisonnier vendanges ne remplace donc jamais cette signature.
Aucun texte ne dispense un contrat court de cette formalité. Ainsi, un travailleur saisonnier agricole embauché pour vingt jours reçoit le même document qu’un permanent. Notre fiche sur le contenu exact de l’autorisation de conduite précise les mentions à ne pas laisser vides.
Quelles conditions l’arrêté du 26 septembre 2025 impose-t-il ?
Trois éléments conditionnent la signature depuis le 1er octobre 2025. D’abord, le travailleur présente une attestation en cours de validité d’absence de contre-indication médicale. Ensuite, un contrôle des connaissances et du savoir-faire valide sa conduite en sécurité. Enfin, il connaît les lieux et les instructions du site d’utilisation.
Cet arrêté a abrogé celui du 2 décembre 1998, au 1er octobre 2025. Le vocabulaire change autant que le texte. En effet, on ne parle plus d’un avis d’aptitude, mais d’une attestation dédiée. Selon le décret n° 2025-355 du 18 avril 2025, cette attestation vaut cinq ans. Notre analyse du nouveau suivi médical applicable depuis octobre 2025 revient sur ce basculement.
| Matériel employé pendant la récolte | Référentiel et catégorie | Validité du certificat |
|---|---|---|
| Chariot de manutention tout-terrain à flèche télescopique | R482, catégorie F | 10 ans |
| Chariot télescopique sur tourelle, dit « roto » | R482 F et évaluation complémentaire | 10 ans |
| Tracteur agricole de puissance inférieure ou égale à 100 cv | R482, catégorie A | 10 ans |
| Tracteur agricole de puissance supérieure à 100 cv | R482, catégorie E | 10 ans |
| Chariot élévateur frontal de cuverie ou de quai | R489, catégorie 3 | 5 ans |
| Gerbeur à conducteur accompagnant en chai | R485, catégorie 1 ou 2 | 5 ans |
| Nacelle de taille ou d’entretien du vignoble | R486, catégorie A ou B | 5 ans |
Une autorisation de conduite temporaire suffit-elle pour la récolte ?
Oui, car la réglementation ne fixe aucune durée à ce document. L’INRS le confirme : cette durée n’est pas définie par les textes. Ainsi, l’exploitant cale une autorisation de conduite temporaire sur la durée de la mission. Cependant, il vérifie en permanence que les trois conditions restent réunies.
Plusieurs événements imposent une révision immédiate. En effet, un changement de machine, un nouveau site ou un problème de santé déclenchent ce réexamen. Un CACES saisonnier vendanges, lui, ne bouge pas pendant dix ans. Par ailleurs, la R.482A insiste sur un point voisin. Lorsque le même engin passe d’une parcelle à l’autre, l’employeur communique les instructions propres à chaque site avant le début des travaux.
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Le tracteur relève-t-il du même CACES que le télescopique ?
Non, le tracteur agricole occupe deux autres catégories du R482. En dessous de 100 cv, il entre dans la catégorie A des engins compacts. Au-delà de 100 cv, il bascule dans la catégorie E des engins de transport. Par conséquent, une exploitation qui confie les deux machines prévoit deux évaluations distinctes.
Ce découpage surprend souvent les responsables de chai. Notre article sur ce que couvre réellement la catégorie E traite des tracteurs et des tombereaux. En résumé, la puissance commande la catégorie, non l’usage viticole de la machine.
Nacelle, treuil ou tourelle : le CACES R482 F suffit-il toujours ?
Non, trois configurations réclament un complément d’évaluation. Un télescopique muni d’une nacelle appelle le CACES R482 catégorie F et le R486 catégorie B. Équipé d’un treuil de levage, il réclame le R482 F et le R483 catégorie B. Enfin, la version sur tourelle sort du périmètre des épreuves pratiques de la catégorie F.
Toutefois, la recommandation prévoit une porte de sortie. À défaut du second certificat, elle accepte le R482 F combiné à une évaluation complémentaire appropriée. Notre dossier sur le télescopique rotatif et ses limites explique cette mécanique. Pour l’élévation de personnes, consultez plutôt la différence entre les catégories A et B du R486.
Comment préparer un CACES saisonnier vendanges avant le pic de récolte ?
La préparation se conduit en sept étapes, plusieurs mois avant la récolte. En effet, la saison concentre les besoins sur quelques semaines. Selon France Travail, viticulteurs et arboriculteurs totalisent 83 880 projets de recrutement en 2026, saisonniers à plus de 95 %. Un CACES saisonnier vendanges se réserve donc bien avant la première benne.
- Recenser — listez les machines réellement confiées aux saisonniers, parcelle par parcelle.
- Classer — rattachez chaque machine à sa catégorie exacte du référentiel.
- Contrôler — vérifiez les certificats des vendangeurs qui reviennent chaque année.
- Réserver — bloquez les sessions avant le démarrage de la haute saison.
- Programmer — organisez les visites médicales dès la promesse d’embauche.
- Signer — établissez l’autorisation avant la première montée en cabine.
- Archiver — conservez l’attestation médicale, le certificat et l’autorisation.
Ensuite, l’accueil au poste complète cette séquence. Un saisonnier découvre en quelques heures un site inconnu. Il reçoit donc le plan de circulation, les zones interdites et la conduite à tenir en cas d’incident. Notre guide sur la formation organisée directement sur votre site décrit ce montage.
Le CACES vendanges couvre-t-il plusieurs récoltes successives ?
Oui, car le CACES R482 se réactualise au moins tous les 10 ans. Le conducteur repasse alors les épreuves théoriques et pratiques de sa catégorie. Un CACES saisonnier vendanges couvre ainsi plusieurs campagnes d’affilée. En revanche, l’autorisation de conduite se réexamine à chaque embauche.
Un mécanisme complémentaire allège les extensions de catégories. Après un premier certificat, le salarié garde douze mois le bénéfice de la partie théorique. Pendant ce délai, une autre catégorie de la même famille ne demande que la pratique. Notre article sur le recyclage du R482 au bout de dix ans précise l’échéance à surveiller.
Combien coûte un CACES saisonnier, et qui peut le financer ?
Chez FORMAFORCE®, le CACES R482 démarre à partir de 650 €. La session dure deux à trois jours, à raison de sept heures par jour. Elle se déroule en centre ou directement sur l’exploitation, avec vos machines. Ainsi, les gestes évalués correspondent à vos parcelles et à vos accès de cave.
Un CACES saisonnier vendanges se finance comme toute autre action de sécurité. Votre OPCO de branche intervient au titre du plan de développement des compétences. Ensuite, France Travail mobilise l’AIF ou la POE pour un candidat inscrit. Les subventions prévention de la CARSAT et Transitions Pro complètent parfois le montage. En revanche, le CPF ne fait pas partie des voies retenues chez FORMAFORCE®.
Notre page dédiée explique comment monter le dossier avec votre OPCO. Par ailleurs, nous détaillons les solutions de financement hors CPF.
Que risque l’exploitation si le saisonnier conduit sans CACES ?
Le manquement se juge sur l’autorisation de conduite, pas sur le seul certificat. L’article L. 4741-1 du Code du travail prévoit 10 000 € d’amende, appliquée autant de fois qu’il y a de travailleurs concernés. Ensuite, l’inspection du travail réclame l’attestation médicale, le certificat et l’autorisation signée.
Un CACES saisonnier vendanges sans autorisation signée ne protège donc personne. En effet, la saisonnalité aggrave l’exposition plutôt qu’elle ne l’atténue. Un conducteur découvre un site, une machine et des cadences en même temps. Par ailleurs, la fatigue de la récolte pèse sur la vigilance. Notre analyse des sanctions encourues sans autorisation de conduite détaille ces conséquences.
Une équipe formée avant la première benne, c’est une récolte qui ne s’arrête pas.
Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Un CACES saisonnier vendanges obtenu ailleurs reste-t-il valable ?
Oui, car le certificat appartient au salarié et le suit d’un employeur à l’autre. Toutefois, l’autorisation de conduite ne se transmet jamais avec lui. Le nouvel exploitant reprend donc les trois vérifications à son compte. Ensuite, il signe son propre document avant la première manœuvre.
Un vendangeur de moins de 18 ans peut-il conduire le télescopique ?
La conduite de certains équipements par les jeunes travailleurs obéit à des règles particulières. Selon la recommandation R.482A, rien ne s’oppose au passage du certificat lorsque ces obligations sont respectées. Néanmoins, l’exploitant vérifie d’abord le régime de dérogation applicable au poste.
Le permis B suffit-il pour un chariot télescopique agricole ?
Non, car le permis concerne la circulation routière, pas la conduite en sécurité de l’engin. La recommandation rappelle par ailleurs une règle utile. Lorsqu’un véhicule exige un permis pour la voie publique, son conducteur doit le détenir aussi sur voie privée. Les deux documents répondent donc à des logiques distinctes.
Une entreprise de travaux agricoles doit-elle un CACES à ses saisonniers ?
Oui, car chaque employeur habilite ses propres salariés, sans exception. En cas d’intervention chez un tiers, le donneur d’ordre vérifie les documents avant l’ouverture du chantier. Par conséquent, un certificat manquant chez le prestataire suspend son intervention sur la parcelle.
Combien de temps dure la formation R482 catégorie F ?
Elle dure deux à trois jours, à raison de sept heures quotidiennes. Ainsi, le programme alterne théorie, prise en main et épreuves d’évaluation. Enfin, la durée exacte dépend de l’expérience réelle du conducteur. Un candidat déjà rompu à la machine avance plus vite.
Peut-on passer le CACES vendanges directement sur l’exploitation ?
Oui, lorsque le site remplit les exigences du référentiel de certification. Avant l’intervention, l’exploitant et l’organisme testeur procèdent à une inspection commune des lieux. Ensuite, ils arrêtent un plan de prévention écrit. Ainsi, l’évaluation se déroule dans les conditions réelles de travail.
Sources et références : CNAM, recommandation R.482A (PDF), Arrêté du 26 septembre 2025, article 3 (Légifrance), INRS, autorisation de conduite, France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre 2026. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


