Désigner un SST : pouvez-vous choisir qui vous voulez, et que faire s’il refuse ?
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Désigner un SST relève bien de l’employeur, mais un secouriste contraint ne secourt jamais très bien. En effet, le Code du travail impose la présence de salariés formés, sans dire lesquels. Ainsi, le choix se construit sur la présence réelle aux postes, pas sur un organigramme. Voici comment retenir la bonne personne, et quoi faire devant un refus.
- L’article R4224-15 du Code du travail vise les ateliers où se font des travaux dangereux.
- Ainsi, il vise aussi les chantiers d’au moins vingt travailleurs pendant plus de quinze jours.
- En effet, aucun texte national ne fixe de ratio de secouristes par salarié.
- Par ailleurs, l’employeur agit après avis du médecin du travail, selon l’article R4224-16.
- Enfin, le certificat SST reste valable 24 mois, avec un maintien et actualisation des compétences.
Que dit précisément le Code du travail sur le secourisme ?
L’article R4224-15 impose qu’un membre du personnel reçoive la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence. Ainsi, cette obligation vise chaque atelier où s’accomplissent des travaux dangereux. En effet, elle vise également chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours, lorsque des travaux dangereux y sont réalisés.
Le texte s’arrête volontairement là. Ainsi, il ne fixe ni pourcentage, ni quota, ni seuil chiffré applicable à toutes les entreprises. En revanche, l’article R4224-16 ajoute une obligation générale : en l’absence d’infirmiers, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours. Par conséquent, le dimensionnement se discute avec le service de prévention et de santé au travail.
Ce point surprend souvent les responsables QSE. En effet, beaucoup cherchent un ratio officiel qui n’existe pas dans le Code du travail. Notre analyse du nombre de secouristes attendu selon la taille de l’entreprise détaille ce raisonnement par les risques.
Qui décide de désigner un SST dans l’entreprise ?
La décision de désigner un SST appartient à l’employeur, au titre de son obligation générale de sécurité. Ainsi, aucun texte ne confie ce choix au comité social et économique, au médecin du travail ou au salarié lui-même. En effet, ces acteurs éclairent la décision sans jamais la prendre à la place du chef d’entreprise.
Cette compétence a une contrepartie directe. Par conséquent, l’employeur répond seul de l’organisation des secours devant l’inspection du travail. En effet, un site sans secouriste présent expose l’entreprise, même si un salarié pressenti avait refusé la mission.
Autrement dit, un refus individuel ne suspend pas l’obligation : il oblige simplement à désigner un SST ailleurs dans l’effectif.
Le sauveteur secouriste du travail se désigne-t-il ou se porte-t-il volontaire ?
Le sauveteur secouriste du travail se recrute en pratique sur la base du volontariat, même si la désignation reste juridiquement un acte de l’employeur. Ainsi, la formation entre dans le plan de développement des compétences et relève du pouvoir de direction. Toutefois, le geste de secours engage la personne bien au-delà d’une tâche prescrite.
Deux logiques se croisent donc. En effet, la formation se suit pendant le temps de travail, comme toute formation à la sécurité. En revanche, porter secours à un collègue blessé suppose un engagement que la contrainte n’obtient pas. C’est pourquoi les entreprises qui appellent des volontaires obtiennent des secouristes plus disponibles que celles qui remplissent des cases.
Le volontariat du secouriste n’est pas une faiblesse du dispositif. Au contraire, il en fait la solidité, puisqu’une personne motivée maintient ses gestes à jour et intervient sans hésiter. Ainsi, l’appel à candidatures précède utilement toute désignation nominative.
Comment choisir la bonne personne, et pas seulement un nom ?
Le choix se fonde sur quatre paramètres concrets : la présence effective sur le site, les horaires réellement couverts, la proximité des zones à risques et la stabilité du contrat. Ainsi, un salarié en déplacement permanent ne couvre rien, quelle que soit sa motivation. En effet, seul un secouriste présent au moment de l’accident change l’issue.
La grille ci-dessous résume les points à vérifier avant d’arrêter une liste. Par ailleurs, elle sert aussi de trame de discussion avec les managers d’équipe.
| Critère | Ce que vous regardez | Signal d’alerte |
|---|---|---|
| Présence effective | Jours réellement passés sur le site | Salarié en itinérance permanente |
| Horaires | Couverture du matin, du soir et de la nuit | Tous les secouristes en équipe de journée |
| Poste de travail | Distance jusqu’aux zones à risques | Secouriste au siège, risque à l’atelier |
| Stabilité | Type de contrat et ancienneté prévisible | Désignation sur un contrat très court |
| Adhésion | Accord exprimé par la personne | Nom imposé en réunion, sans échange |
Un cinquième critère mérite attention : le turnover du service. En effet, désigner un SST dans une équipe qui se renouvelle vite revient à recommencer chaque année. Ainsi, mieux vaut répartir les certificats sur plusieurs services que les concentrer sur un seul.
Que faire face à un refus du salarié pressenti ?
Un refus se traite d’abord comme une information, jamais comme une faute. Ainsi, l’employeur écoute le motif réel : peur du sang, deuil récent, charge de travail, crainte d’engager sa responsabilité. En effet, la plupart de ces objections tombent devant une explication précise du rôle et de ses limites.
La crainte juridique domine largement les autres. Or elle repose sur un malentendu, car l’obligation de porter assistance à une personne en péril pèse sur chacun, certificat ou non. Ainsi, le secouriste formé agit dans le cadre appris, sur des gestes simples et bornés. Par conséquent, la formation réduit le risque d’erreur au lieu de l’augmenter.
Reste le refus qui persiste après discussion. En droit, l’employeur peut inscrire un salarié à une action relevant du plan de développement des compétences, et un refus caractérisé ouvre la voie disciplinaire. Toutefois, sanctionner pour obtenir un secouriste produit rarement un secouriste utile. C’est pourquoi la meilleure réponse consiste à élargir l’appel à volontaires, puis à désigner un SST parmi ceux qui se manifestent.
Une session à organiser pour vos volontaires ? Le SST se forme en 14 heures, en centre ou directement dans vos locaux. Parlons de votre calendrier.
Faut-il informer le CSE et le médecin du travail ?
Oui, ces deux consultations encadrent l’organisation des secours. En effet, l’article R4224-16 subordonne les mesures de premiers secours à l’avis du médecin du travail. Ainsi, cet avis porte sur la nature des risques, les moyens matériels et le nombre de personnes à former. Par ailleurs, le comité social et économique se prononce au titre de ses attributions en santé, sécurité et conditions de travail.
Cette étape rend le dispositif opposable. En effet, l’inspection du travail vérifie moins un chiffre qu’une démarche cohérente et tracée. Ainsi, un compte rendu de réunion, l’avis du médecin et la liste nominative affichée forment un dossier solide. Notre article sur le message d’alerte aux secours extérieurs complète utilement cette organisation.
Le secouriste du travail sert-il seulement à porter secours ?
Non, son rôle dépasse largement l’urgence. Ainsi, le dispositif de l’INRS fait du salarié formé un acteur de la prévention des risques professionnels dans son entreprise. En effet, il repère les situations dangereuses, les remonte et participe à l’analyse des presque-accidents. Par conséquent, le certificat produit de la valeur bien avant le premier accident.
Cette dimension change aussi le profil recherché. En effet, un salarié attentif à son environnement apporte davantage qu’un volontaire attiré par les seuls gestes techniques. Notre article sur la contribution du secouriste au document unique montre comment relier ces remontées au DUERP. Par ailleurs, la présence de secouristes conditionne aussi la tenue du registre des accidents du travail bénins.
Combien de temps le certificat de secouriste du travail reste-t-il valable ?
Le certificat SST reste valable 24 mois à compter de sa délivrance. Ainsi, son titulaire suit ensuite un maintien et actualisation des compétences, le MAC, pour repartir sur une nouvelle période de deux ans. En effet, sans ce passage, le certificat cesse de produire ses effets et la personne ne compte plus dans votre couverture.
Cette échéance biennale se planifie, sous peine de trous de couverture. Ainsi, un tableau des dates de fin de validité, tenu par site et par équipe, suffit à anticiper. Notre guide du recyclage SST et du renouvellement du certificat détaille les conséquences d’un retard.
Comment désigner un SST étape par étape ?
La démarche commence par l’analyse des risques, jamais par une inscription en session. Ainsi, la cartographie des postes détermine combien de personnes former et où les placer.
- Cartographier les risques — d’abord, repérez les ateliers, chantiers et postes réellement exposés.
- Compter les présences — ensuite, croisez les horaires, les équipes et les absences prévisibles.
- Recueillir l’avis médical — puis, soumettez le dispositif envisagé au médecin du travail.
- Lancer un appel à volontaires — en effet, l’adhésion vaut mieux qu’une liste imposée.
- Former et faire certifier — ainsi, l’organisme habilité délivre le certificat au terme des 14 heures.
- Afficher et tracer — enfin, publiez la liste nominative et notez les échéances de MAC.
Une précaution évite bien des déconvenues. En effet, seul un organisme habilité par le réseau prévention délivre un certificat valable. Notre article sur le cahier des charges des organismes habilités explique comment le vérifier avant de signer.
Combien coûte la formation, et qui la finance ?
La formation SST dure 14 heures, réparties sur deux jours, à partir de 150 € par participant chez FORMAFORCE®. Ainsi, ce montant couvre l’initial comme le maintien des compétences. En effet, désigner un SST suppose de financer sa formation initiale, puis son MAC tous les deux ans. Par ailleurs, la session se tient en centre ou directement dans vos locaux, ce qui limite les temps de trajet.
Plusieurs voies de financement existent, sans jamais passer par le CPF. Ainsi, votre OPCO mobilise le plan de développement des compétences, et France Travail intervient par l’AIF pour un demandeur d’emploi. Par ailleurs, les entreprises de moins de cinquante salariés peuvent solliciter une subvention prévention de la CARSAT.
FORMAFORCE® by EGS forme vos volontaires au SST à partir de 150 €, en initial comme en MAC. En outre, l’organisme est certifié Qualiopi et testeur habilité INRS, avec les accréditations AFNOR K-109287 et COFRAC 4-0001. Enfin, nos centres de Saint-Thibault-des-Vignes et de Liévin organisent des sessions intra-entreprise sur toute l’Île-de-France et les Hauts-de-France.
Un secouriste présent au bon moment change l’issue d’un accident, bien plus qu’une liste à jour.
Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Un secouriste peut-il refuser d’intervenir sur un accident ?
Non, car l’obligation de porter assistance à une personne en péril pèse sur chacun, indépendamment du certificat. Toutefois, le salarié formé agit dans la limite de ce qu’il a appris et de ce que la situation permet sans se mettre en danger. Ainsi, il alerte et protège avant tout.
Combien de sauveteurs secouristes du travail faut-il par équipe ?
Aucun texte ne fixe de ratio national. En effet, le raisonnement porte sur la présence effective : chaque équipe, chaque horaire et chaque site doivent rester couverts. Par conséquent, une entreprise à trois équipes en forme davantage qu’une entreprise de même effectif en horaire unique.
Le SST engage-t-il sa responsabilité s’il se trompe ?
Le salarié qui porte secours de bonne foi, dans le cadre de sa formation, n’encourt pas de mise en cause pour un geste imparfait. En effet, la faute suppose une imprudence caractérisée. Ainsi, la crainte du contentieux ne justifie pas de refuser la mission.
Peut-on désigner un SST parmi les intérimaires ?
Rien ne l’interdit, mais la durée de mission rend l’opération fragile. En effet, le certificat suit la personne, pas le poste, et repart avec elle à la fin du contrat. C’est pourquoi la couverture repose de préférence sur des salariés permanents.
Le certificat SST reste-t-il valable en changeant d’employeur ?
Oui, le certificat appartient au salarié et conserve sa validité de 24 mois. Toutefois, le nouvel employeur doit encore le désigner formellement et l’intégrer à son organisation des secours. Ainsi, une copie du certificat rejoint le dossier dès l’embauche.
Faut-il afficher le nom des secouristes du travail ?
Oui, l’information doit atteindre tous les salariés pour être utile. Ainsi, la liste nominative figure près des consignes d’urgence, avec les moyens d’appel et l’emplacement du matériel. Par ailleurs, sa mise à jour suit chaque départ et chaque nouvelle certification.
Sources et références : Code du travail, article R4224-15 (formation de secouriste), Code du travail, article R4224-16 (avis du médecin du travail), INRS — devenir sauveteur secouriste du travail, INRS — document de référence du dispositif SST. Réglementation à jour en septembre 2025. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


