Victime inconsciente qui respire : la PLS pas à pas
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Une victime inconsciente qui respire doit être placée sur le côté sans attendre les secours. En effet, sur le dos, sa langue et ses vomissements peuvent obstruer ses voies aériennes. Ainsi, la position latérale de sécurité protège une victime inconsciente pendant toute l’attente.
- Une victime inconsciente ne réagit ni à la parole ni au contact.
- La première question porte toujours sur la respiration.
- Si elle respire, la position latérale de sécurité s’impose immédiatement.
- Si elle ne respire pas, la conduite bascule vers la réanimation.
- La surveillance continue jusqu’à l’arrivée des secours.
Comment reconnaître une victime inconsciente ?
Une victime inconsciente ne répond à aucune sollicitation, ni verbale ni physique.
Autrement dit, elle ne parle pas, n’ouvre pas les yeux et n’obéit à aucune consigne simple.
Ainsi, le sauveteur constate l’absence de réaction après avoir posé une question claire. En revanche, une personne qui gémit ou bouge conserve un état de conscience altéré, mais réel.
La démarche du sauveteur suit un ordre invariable. En effet, il protège d’abord, puis examine la victime. Notre article sur la démarche protéger, examiner, alerter, secourir détaille cet enchaînement.
La sécurité du sauveteur prime toujours. Notamment, un environnement dangereux doit être traité avant toute approche.
Le contexte oriente déjà l’analyse. En effet, une chute de hauteur, un contact électrique ou un espace confiné appellent des précautions particulières. Ainsi, le sauveteur observe la scène avant de s’engager. De ce fait, quelques secondes d’observation évitent parfois un second accident.
Comment apprécier la respiration d’une victime inconsciente ?
L’appréciation de la respiration conditionne toute la suite de l’intervention. Ainsi, le sauveteur libère d’abord les voies aériennes, puis observe pendant quelques secondes. En effet, il cherche des mouvements de la poitrine, un souffle et des bruits respiratoires. Par conséquent, cette observation courte détermine deux conduites radicalement différentes.
Les mouvements anormaux prêtent parfois à confusion. Notamment, des gasps irréguliers ne constituent pas une respiration efficace. De ce fait, la formation insiste longuement sur cette distinction.
L’erreur d’appréciation coûte cher. Autrement dit, une victime en arrêt cardiaque prise pour une victime qui respire perd de précieuses minutes.
ConstatConduite à tenir
- Victime consciente Examiner, alerter si nécessaire, surveiller
- Victime inconsciente qui respire Position latérale de sécurité, alerte, surveillance
- Victime inconsciente qui ne respire pas Alerte immédiate, réanimation et défibrillateur
- Doute sur la respiration Traiter comme un arrêt cardiaque
Pourquoi placer une victime inconsciente sur le côté ?
Sur le dos, une victime inconsciente risque l’obstruction de ses voies aériennes. Ainsi, le relâchement musculaire laisse la langue basculer vers l’arrière. En effet, les vomissements peuvent également pénétrer dans les poumons. Par conséquent, la position latérale permet l’écoulement des liquides vers l’extérieur.
La position maintient aussi la tête en extension. Notamment, cette orientation garde le passage de l’air dégagé. De ce fait, elle protège la victime pendant toute l’attente des secours.
Le bénéfice se mesure en minutes gagnées. Autrement dit, ce geste simple évite une aggravation évitable.
La position présente aussi un intérêt pour les secours. En effet, ils retrouvent une victime stable, en sécurité relative. Par conséquent, ils engagent plus rapidement leur propre prise en charge.
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Comment se déroule la mise en position latérale ?
Le geste suit un enchaînement appris et répété en formation. Voici les grandes étapes de la manœuvre.
- Retirez les objets susceptibles de blesser, lunettes comprises.
- Placez le bras du côté du sauveteur en position adaptée.
- Faites rouler la victime d’un seul mouvement, en maintenant la tête.
- Stabilisez la position en ajustant la jambe supérieure.
- Ouvrez la bouche pour permettre l’écoulement des liquides.
Cette description ne suffit évidemment pas à maîtriser le geste. En effet, la coordination et la protection de la tête s’acquièrent par la pratique. Ainsi, seule une formation encadrée rend la manœuvre fiable sous stress.
Quels cas particuliers faut-il connaître ?
Certaines situations imposent une adaptation de la manœuvre. Ainsi, une femme enceinte se place de préférence sur le côté gauche. En effet, cette orientation limite la compression des vaisseaux par l’utérus. De plus, la présence de lésions visibles peut orienter le choix du côté.
Le doute sur une atteinte du dos revient souvent. Notamment, beaucoup hésitent à mobiliser une victime inconsciente après une chute. Toutefois, la liberté des voies aériennes reste la priorité absolue.
La formation traite ces cas un par un. Par conséquent, le sauveteur dispose d’une réponse claire pour chacun.
L’environnement industriel ajoute ses propres contraintes. Notamment, une victime inconsciente dans une cabine d’engin ou en hauteur pose un problème d’accès. Ainsi, l’organisation des secours doit avoir anticipé ces situations.
Comment alerter et surveiller ?
L’alerte se déclenche dès que l’état de la victime est apprécié. Ainsi, le sauveteur fait alerter par une autre personne s’il n’est pas seul. En effet, cette organisation lui permet de rester auprès de la victime. De plus, le message transmis doit rester précis et complet.
La surveillance ne s’interrompt jamais. Notamment, le sauveteur contrôle régulièrement la persistance de la respiration. Notre article sur le message d’alerte aux secours détaille ce contenu.
Une dégradation impose de changer de conduite. Autrement dit, l’arrêt de la respiration fait basculer vers la réanimation.
Que ne faut-il jamais faire à une victime inconsciente ?
Plusieurs réflexes spontanés aggravent l’état d’une victime inconsciente. Ainsi, donner à boire expose immédiatement à une fausse route. En effet, la victime ne contrôle plus sa déglutition. Par conséquent, aucune boisson ni aucun aliment ne doit lui être proposé.
Le déplacement inutile constitue une autre erreur. Notamment, transporter la victime sans nécessité retarde les gestes utiles. De ce fait, seul un danger persistant justifie de la déplacer.
L’abandon de la surveillance reste le plus fréquent. En outre, laisser la victime seule pour aller chercher du matériel expose à une aggravation non détectée.
Comment préparer vos équipes en cinq étapes ?
La capacité à réagir se construit avant l’accident, jamais pendant. Voici les cinq étapes à suivre.
- Évaluez la couverture en secouristes, par site et par horaire.
- Formez au SST, sur 14 heures pour le parcours initial.
- Programmez les recyclages tous les 24 mois.
- Affichez les consignes d’alerte et les numéros d’urgence.
- Testez l’organisation par un exercice réaliste chaque année.
La cinquième étape révèle les vrais points faibles. En effet, un portail fermé ou un plan d’accès obsolète coûte des minutes. Ainsi, l’exercice vaut mieux qu’une procédure jamais éprouvée.
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Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Faut-il bouger une victime inconsciente après une chute ?
La liberté des voies aériennes prime sur la crainte d’aggraver une lésion. En effet, une obstruction tue en quelques minutes. Ainsi, le sauveteur formé réalise la manœuvre en protégeant la tête et l’axe du corps.
Que faire si la victime vomit ?
La position latérale permet précisément l’écoulement vers l’extérieur. En effet, c’est l’une de ses raisons d’être. Par conséquent, le sauveteur maintient la position et poursuit sa surveillance.
Peut-on la laisser seule pour appeler ?
Seul, le sauveteur doit parfois s’éloigner brièvement pour alerter. Toutefois, il revient immédiatement auprès de la victime. Ainsi, l’usage du haut-parleur du téléphone évite souvent ce déplacement.
Combien de temps surveiller ?
La surveillance se poursuit jusqu’à la prise en charge par les secours. En effet, l’état peut se dégrader à tout moment. De ce fait, le sauveteur reste attentif à la respiration en permanence.
Et si la respiration s’arrête ?
La conduite bascule immédiatement vers la réanimation cardio-pulmonaire. En effet, chaque minute compte dans cette situation. Notre article sur la chaîne de survie détaille cette séquence.
Un salarié non formé peut-il agir ?
Alerter les secours constitue déjà une action décisive, accessible à tous. En revanche, les gestes techniques supposent une formation. Ainsi, la meilleure contribution d’un salarié non formé reste l’alerte rapide.
Vous êtes entre de bonnes mains : Qualiopi, testeur habilité INRS, deux centres en France.
Demander un devis gratuitSources et références : INRS — le sauveteur secouriste du travail ; INRS — aide-mémoire SST (ED 4085) ; INRS — organisation des secours ; INRS — pourquoi se former au secourisme. Réglementation à jour en août 2026. Article rédigé par l’équipe pédagogique FORMAFORCE® by EGS, organisme certifié Qualiopi et testeur habilité INRS.


